="fr"> Atelier d'écriture partagée_ Une nouvelle à la manière d'Annie Saumont - Libellulus
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10 février 2018 6 10 /02 /février /2018 15:04

 

Toi je t’aimais, je t’aimais, je t’aimais.

 

Je t’ai aimée dès ce vendredi soir où je t’avais rencontrée dans la salle de sport. Tu mettais des effets dans les balles et tu remportais des points. Le soir dans ma pochette entourée de plastique, j’avais rêvé de toi.

 

Après j’ai tout aimé. J’ai aimé quand tu m’as prise et j’ai beaucoup aimé te regarder.

J’ai aimé jouer avec toi. J’ai aimé rêver de toi et gagner des points.

 

Et puis j’ai détesté ce jour où tu m’as fait tomber et tu m’as abimée.

 

Maintenant quand j’y repense, je me dis que c’était une belle histoire d’amour et que je me souviendrai de tous les bons moments passés avec toi.

 


Alessandro

Toi je t aimais.

Je t aimais, je t aimais, je t’aimais. Tu étais toute petite. Je t ai rencontrée dans une maison où on allait t’adopter. Collée à ta maman, tu avais de petits poils tout noirs, une petite tête et des yeux marron. J’étais à tes côtés puis j’ai porté dans mes bras.

 

Après j’ai tout aimé, j aimais quand tu t’amusais avec une petite balle rouge et tu portais un collier noir. J aimais quand tu faisais la folle et quand tu ne cessais pas de me suivre partout.

  

...

Auréline

 

Toi je t’aimais.

Je t’aimais, je t’aimais, je t’aimais. La première fois que je t’ai vu, c’était un jeudi à la maternité. Dès que je t’ai vu, tes yeux marron et ta bouche rouge vif m’ont fait rire.

 

Après j’ai tout aimé : tes petits vêtements sur mesure et colorés_ même si parfois je les abîmais, tes petites chaussures en feutrine rose avec une boucle noire, ton  poil beige avec des nuances de jaune.

 

Mais au fil du temps, quelques-uns de tes fils s’effilochaient, ton médaillon commençait à se détacher, tes couleurs vives commençaient à déteindre.

 

Maintenant quand j’y repense, je me dis que la force que j’ai aujourd’hui c’est grâce à toi, car pendant toute mon enfance tu m’as aidée à surmonter les haut et les bas et je t’en remercie.  

Léa H

Toi je t’aimais. Je t’aimais. Je t’aimais. Je t’aimais.

Je t’ai rencontré dans ma nouvelle maison mais toi tu y étais déjà. Je tombai amoureux de toi mais toi tu passais ton temps à me pourchasser. Un jour, tu arrivas de ta promenade et moi j’étais sur le canapé. Tu te couchas sur l’autre canapé. Je me mis à côté de toi. Tu me regardas bizarrement puis tu me laissas à côté de toi. Les jours qui suivirent on était toujours ensemble et tu tombas amoureux de moi.

 

Après j’ai tout aimé. Me mettre à coté de toi quand j’avais froid, ton pelage doux et soyeux. J’ai aimé jouer avec toi.

 

J’ai détesté lorsque tu venais me voir et que tu te frottais contre moi avec ton pelage mouillé. J’ai détesté lorsque tu me laissais pour aller jouer avec tes amis.

 

Maintenant quand j’y repense, je me dis que je n’aurais jamais dû te laisser partir un soir d’hiver car tu n’es jamais revenu. Ce soir-là nos maîtres pleuraient. Depuis ce jour, je ne t’ai jamais revu et je ne suis plus retombé amoureux.    

Clément

Toi je t’aimais. Je t’aimais, je t’aimais, je t’aimais. Dans le grand magasin où je séjournais depuis longtemps, une personne m’avait saisi pour m’observer mais en me reposant elle m’avait fait tomber par terre et c’est là que je t’ai rencontrée. Tu étais sagement installée avec tes copines un peu en vrac dans une grande caisse, à attendre. Je me suis approché de toi et tu t’es ouverte pour me laisser entrer.

Après j’ai tout aimé, ta couleur, ton odeur de cuir, le léger tintement de tes grelots accrochés à ta fermeture.

J’ai détesté lorsque l’on te saisissait car j’étais écrasé à l’intérieur de toi. Mais le pire est lorsque que l’on t’a achetée. Je m’en rappellerais toujours. Par un jour du mois d’Août on t’a ouverte puis on m’a retiré et jeté par terre. Et toi, on t’a lancée dans une prison à roulettes avec plein d’autres choses.

 Floriane

Toi je t’aimais. Je t’aimais, je t’aimais, je t’aimais. Je suis arrivée sur toi, tu étais en bois industriel, ouvert à tout le monde. Quand je t’ai rejoint tu étais déjà avec beaucoup d’amies mais quand je suis arrivée, tu as rougi. Depuis que l’on s’était croisé, on ne se séparait plus, les autres disparaissaient petit à petit. D’autres arrivaient, on était tous dans une pièce vêtues de noir et de blanc et toi tu étais rouge depuis que l’on s’était rencontré.

 

Après, j’ai tout aimé de tes étagères géantes et magnifiques qui étaient d’origine en bois industriel mais maintenant elles étaient rouges, ta force et ta popularité. Tu étais si fort que tu me tenais avec ma centaine d’amies. Ta couleur était intense et on te voyait tout de suite dans la pièce vêtue de noir et de blanc que tu habitais. Quand on me prenait pour me lire tu pleurais jusqu’à ce que l’on me repose.

 

J’ai détesté lorsque ton rouge intense disparut et que l’on dut se séparer, j’ai détesté quand tu rougissais pour mes amies.

Lucile

Toi je t’aimais, je t’aimais, je t’aimais, je t’aimais.

Je t’ai vu pour la première fois dans un magasin de sport. Je me rappelle de l’odeur neuve que tu avais et de tes couleurs si éclatantes. Vous étiez plusieurs mais c’est toi que j’ai choisi. Je t’ai testé en faisant des rebondissements sur mon pied et on ne s’est plus quitté.

Après j’ai tout aimé : le contact sur mon pied, te lancer dans les airs, te partager avec mes amis.

J’ai détesté lorsque je t’ai vu heurter cette haie, on t’a frappé tellement fort, qu’une épine t’a dégonflé.

Maintenant, quand j’y repense, je me demande pourquoi je ne t’ai pas rangé dans ma chambre, tu étais si usé que je ne pouvais plus me servir de toi.

Marie

Toi je t’aimais. Je t’aimais, je t’aimais. Je vivais depuis plusieurs années, enfermée dans une vitrine, heureusement toujours propre, ce qui me permettait de suivre les allées et venues des clients. Un jour, je m’en souviens très bien, c’était le premier samedi du printemps, je t’ai vue t’approcher de moi et me désigner de l’index. Mon cœur s’est tout de suite emballé, tu étais si belle et si gracieuse !

Après j’ai tout aimé : la longueur et la finesse de tes doigts, la douceur de ta peau, la brillance de tes ongles toujours bien limés. J’ai adoré quand tu me faisais tourner autour de ton doigt ou quand tu me nettoyais avec un chiffon doux.

Mais j’ai détesté lorsque ta peau se gerçait sous les attaques du froid ou quand tu oubliais d’enfiler des gants pour éplucher les légumes. Je n’aimais pas non plus quand tu me retirais de ton doigt. J’avais tellement peur que tu me perdes !

Maintenant, quand j’y repense, je me dis que nous sommes faits l’un pour l’autre. Depuis de nombreuses années maintenant, je brille sur ton annulaire et je ne m’en lasse pas. Et toi, tu t’es vraiment habituée à ma présence et je crois bien que tu m’aimes autant que je t’aime.

 

Véronique N

Je t’aimais, je t’aimais, t’aimais. Toi avec tes reniflements, tes toux grasses qui par la force obligeaient mon patient à mettre écharpe, bonnet et pour l’achever à acheter des paquets de mouchoirs par dix. Grâce à toi, l’hiver se fit moins triste, je pouvais rentrer ce soir-là soir chez moi l’esprit tranquille.

 

Et puis de toi j’ai tout aimé, ton accent très étrange mais il me parlait. Cet accent bien à toi qui transformait par  exemple le mot «  malade »  en « balade ». Tu me faisais tant rire. J’aimais ta ponctualité qui n’est pas l’une de mes qualités. Toujours à m’attendre plus ou moins longtemps.

 

J’ai détesté lorsque tu es parti sans me prévenir. Tu ne m’as pas laissé le temps le temps de comprendre le pourquoi du comment. Plus aucun signe de vie. Malgré l’arrivée des beaux jours je ne pensais qu’à toi. Je ne comprenais pas la raison de ton départ soudain et je m’en voulais aussi car je pensais que c’était peut-être moi qui t’avais fait fuir loin d’ici.

 

Maintenant quand j’ y pense c’est grâce à toi que j’ai rencontré ma femme.  Même si je suis toujours fâché contre toi je n’oublierai jamais ce moment. Tu l’as faite entrer dans le cabinet et nous avons discuté longuement. Notre discussion était très intéressante malgré des coupures intéressantes. Au moment de la quitter j’espérais la revoir. Et maintenant nous avons emménagé ensemble, tu aurais pu nous voir heureux mais tu es parti et je regrette cela.

Louis

 

Toi je t’aimais, je t’aimais, je t’aimais, je t’aimais avec tes habits de couleur kaki,  ton cœur d’AS sur ton casque de couleur sombre et ton sac qui était si gros et lourd que tes épaules  étaient en compote, tes bottes pleines de terre et toutes abîmées, ton arme et tes mains prêtes à tirer.

 

Et puis de toi j’ai tout aimé,  quand tu as franchi la porte tu as tout sali mais je t’aimé, tu es arrivé vers moi et tu m’as serré la main. J’ai vu ton sang froid dans tes yeux et je t’ai conseillé une voiture et tu l’as adorée du premier coup.

 

J’ai détesté lorsque tu m’as appris que tu étais un soldat et que tu ne resterais qu’une semaine en France, tu allais me quitter sans me laisser le temps d’apprendre à te connaître et que tu n’allais pas revenir pendant des mois dans mon magasin de voitures.

 

Maintenant quand j’y repense, tu m’as délaissé, seul dans mon magasin. Tu as préféré faire la guerre plutôt que rester avec moi, tu m’as laissé tes clefs de voiture et tu es parti comme si rien ne s’était passé même si tu m’as dit des secrets sur toi qui resteront entre nous aussi longtemps que je pourrai les garder.

Mathis

Toi je t’aimais. Je t’aimais, je t’aimais. Notre première rencontre était quelques jours après ma naissance, sauf qu’à l’époque je ne t’ai pas prêté attention. Plusieurs années passèrent, je te voyais chaque jour au fond de ma cour, sans jamais t’aborder. Tu restais fixé là malgré toutes ces années. Tu me regardais de ta hauteur et moi la tête en l’air, presque à me tordre le cou pour t’observer entièrement. La première fois que je t’ai approché c’était lors d’une ravissante journée d’été. Mes cousins, cousines étaient venus à la maison. En plein milieu d’après-midi nous avions décidé de faire une partie de cache-cache. Ce jour-là j’étais en manque d’imagination, alors pourquoi ne pas profiter de ta taille ? Je m’approchais à vive allure afin d’être cachée avant que le compte à rebours ne cesse. Tu m’as tout de suite plu. Tu étais mon meilleur compagnon de jeux.

Après j’ai tout aimé, ta taille, ta largeur, tes écorces, toutes les nuances de tes épines, ton emplacement, ton histoire, ton calme, tes centaines de branches, ta résistance. J’ai également aimé ton ombre en été qui laissait un coin de fraîcheur sur une partie du jardin.

Mais j’ai détesté lorsque tes branches s’emportaient avec le vent, tes épines qui changeaient de couleur, tombaient et s’entassaient sur l’herbe. J’ai détesté quand tu faisais de l’ombre sur les balançoires ou que tu me cachais du soleil. J’ai détesté ta froideur, le fait que je ne pouvais pas voir au-delà de toi.

Maintenant, quand j’y repense je me dis que c’était le bon temps toutes ces après-midi, journées et années. Je me dis que tu étais toujours là, que c’était une bonne idée de te planter chez moi. Je me dis que tu as dû en voir des changements pendant tout ce temps… Je dois me dire aussi malheureusement que tes années sont sûrement comptées.

Marie B

Toi je t’aimais, je t’aimais, je t’aimais. Tu étais toute petite ; je t ai rencontrée dans une maison où on allait t’adopter. Tu étais collée à ta maman, tu avais de petits poils tout noirs avec une petite tête et des yeux marron. J’étais à tes cotés et je te portais dans mes bras.

 

Après j’ai tout aimé, j’aimais quand tu t’amusais avec une petite balle rouge et tu portais un collier noir. J’aimais quand tu faisais la folle et quand tu faisais que de me suivre partout, et quand tu attendais que je te lance la balle.

 

Mais j’ai détesté lorsque que tu me mordais le pantalon et que tu volais les chaussettes pour les enterrer et tu ne cessais pas d’aboyer.

 

Maintenant quand j’y repense, je me dis que tu étais adorable mais un peu folle parfois. J’aimais bien te chouchouter et te câliner tous les jours.

Auréline, 4D

Toi je t’aimais. Je t’aimais, je t’aimais. C’était un après-midi d’été, j’étais assise sur ma pelouse en train de jouer avec un petit ballon rose. Lorsque je t’ai aperçu, j’ai tout de suite couru auprès de toi pour te câliner. Ton pelage, si doux, me tenait chaud lorsque tu étais dans mes bras. Tes petits yeux noirs me regardaient, avec douceur… Tes petites pattes blanches étaient aussi petites que mes mains. Lorsque je t’ai posé au sol, tu marchais avec timidité et tu découvrais ton nouvel univers avec curiosité et lorsque je me levais pour aller chercher des jouets pour que tu puisses t’amuser, tu miaulais et tu essayais de me rattraper donc je m’arrêtais et je revenais te chercher pour te caresser. Tu avais du mal à tenir debout, tu tombais de temps en temps et cela me faisait beaucoup rire !

Après, j’ai tout aimé. Les petits moments de tendresse lorsque tu venais t’asseoir auprès de moi dans le canapé, te voir grandir de jours en jours me rendait joyeuse, plus tu grandissais, plus je tenais à toi. Il y avait aussi certaines nuits orageuses où je t’entendais miauler derrière la porte, tu grattais cette grande porte en bois peinte en gris.

Alors je me levais de mon lit et je t’attrapais pour te poser sur ma couette. Tu aimais beaucoup la douceur de cette couverture et tu t’endormais, comme rassuré par ma présence. J’ai tant aimé jouer avec toi avec tous tes jouets, dans la maison ou même dehors, t’emmener chez le toiletteur pour te refaire tout beau et ensuite caresser ton doux pelage.

Mais j’ai détesté lorsque tu allais te balader trop longtemps car je ne savais pas où tu te trouvais ; quand je venais te voir pour te caresser mais que tu n’étais pas de bonne humeur donc tu me griffais. Je n’ai pas non plus aimé lorsque je voulais te caresser mais que tes poils se hérissaient, la froideur que tu avais envers moi certains jours de pluie…

Maintenant, quand j’y repense, je me dis que toutes ces années passées en ta compagnie n’ont fait qu’accroître l’affection que je te portais et que je porte toujours pour toi. Tu es toujours là pour moi, je t’ai vu grandir et je t’ai appris plein de choses… J’aime toujours te caresser et te câliner et je pense que ça ne changera pas.

Eugénie

Toi, je t’aimais, je t’aimais, je t’aimais, je t’aimais quand je t’ai vu courir pour la première avec tes couleurs blanches et marron, avec ton corps de sirène .Tu traversais un champ de fleurs avec ta petite balle. Et puis de toi j’ai tout, aimé ta façon de vivre de t’amuser avec peu de choses, de te trouver des copains .Tu as réussi à toucher mon cœur avec ta gentillesse.

Tu me regardais avec amour. Tu venais dans ce champ tous les jours pour me voir. J’ai détesté lorsque tu ne me regardais plus comme avant, que tu ne venais plus jouer avec moi.

J’ai détesté quand tu ne me disais plus bonjour le matin. Quand tu faisais comme si l’on  ne se connaissait pas, quand tu t’amusais avec d’autres fleurs. Quand tu venais me voir juste pour me dire de me pousser ou de donner la balle qui était derrière moi.

Maintenant quand j’y repense, j’ai été bête de m’être amusée avec toi, j’ai appris beaucoup grâce à notre rencontre, à ne pas m’attacher trop vite, à ne pas croire que tout le monde m’aime et m’aimera. La vie n’ait pas faite que d’amis elle est aussi faite de pires ennemis et surtout elle n’est pas faite que de bonheur. Je me souviens avant quand l’on jouait ensemble dans les champs de fleurs ont était si heureux ! Mais ça, c’était avant.  

Laura

Toi, je t’aimais. Je t’aimais, je t’aimais, je t’aimais.

C’était un dimanche pluvieux et triste où je m’ennuyais à rester par terre dans un parc devant un arbre,  mécontente, moi qui n’aimais pas la pluie et je t’ai vu, en train de courir jusqu’à moi. Tu m’as pris dans ta main pour rentrer chez toi. Tu étais si beau avec ta chevelure éclatante et ton sourire lumineux.

 

Après j’ai tout aimé :  ton visage attentionné et mignon, tu étais beau et fort, tu t’occupais très bien de moi comme si j’étais ta propre fille, tu étais très gentil et très serviable avec moi, tu étais mon grand rayon de soleil qui illuminait ma journée.

 

Mais j’ai détesté lorsque tu t’occupais d’une autre fleur que moi, que tu partais faire des courses sans moi. Tu étais souvent au travail et tu ne me disais presque jamais « bonne nuit, ma rose adorée ».

 

Maintenant quand j’y repense, je me dis que  le jour arrivera où je commencerai à faner et à perdre mes pétales délicats et parfumés et tu prendras une autre rose plus jolie que moi. Mais, moi, je t’aimerais toujours. 

Léa F

Toi je t’aimais, je t’aimais. La première fois que je t’ai vu, c’était à la maternité. Dès que j’ai ouvert les yeux, tout de suite tu m’as plu : tes petits yeux marrons et ta bouche rouge vif m’ont fait rire.

 

Après j’ai tout aimé : tes petits vêtements sur mesure et colorés même si parfois je les abîmais, tes petites chaussures en feutrine rose avec une boucle noire, ton poil beige avec des reflets jaunes.

 

Mais au fil du temps voilà que tu t’effilochais, ton médaillon commençait à se détacher, tes couleurs vives commençaient à déteindre. Je  n’ai pas beaucoup aimé quand je ne te trouvais plus dans ma maison.

 

Maintenant quand j’y repense, je me dis que la force que j’ai aujourd’hui, c’est grâce à toi, car pendant toute mon enfance tu m’as aidée à surmonter les hauts et les bas et je t’en  remercie.

 

Léa  H

Toi je t’aimais, je t’aimais, je t’aimais, toi et moi on s’est rencontré il y a tellement longtemps que je ne m’amuse plus à compter. Le jour où je suis née tu étais déjà là, une étoile parmi les étoiles mais tu étais bien plus inaccessible et lumineuse que les autres… Certaines étaient trop loin pour t’admirer mais moi j’étais au premier rang.

 

Et puis de toi j’ai tout aimé, ton éclat magnifique, ton sens de l’humour, ta chaleur qui me rendait tout de suite heureuse et surtout ta détermination pour te débattre des nuages qui cachaient ton merveilleux éclat.

 

J’ai détesté lorsque tu portais trop d’attention aux autres petites planètes qui te tournaient autour, tu leur donnais tellement de chaleur et je te sentais t’éloigner de moi jour après jour, semaine après semaine, mois après mois…

 

Maintenant quand j’y repense je me dis que c’était peut être de ma faute, je t’ai imposé beaucoup de choses, t’occuper de sept milliards de personnes ce n’est pas quelque chose de facile. Si seulement tu n’étais pas parti aussi loin de moi peut être que je serais encore dans le système solaire à sentir tes doux rayons me réchauffer. Si ton éclat n’avait pas diminué, nous serions encore en vie tous les deux. Je sais que tout prend fin un jour et que rien n’est immortel mais j’aurais aimé vivre encore quelques millénaires à tes côtés. Ce n’est pas juste moi que tu laisses mais le monde entier… Tu es arrivé aussi vite que tu es reparti et tu n’as laissé derrière toi que de la poussière errant à jamais dans notre ancien univers …

Luna

Toi je t’aimais, je t’aimais, je t’aimais, je t’aimais. Toi et ta petite musique, que dis-je ? ta mélodie ! J’aimais aussi ta physionomie sinueuse et souple, tes articulations rondes ou élancées. Et surtout comme j’aimais tes dénotations précises et tes folles connotations lorsque tu échappais aux listes pour épouser tes semblables et former métaphores et autres figures audacieuses.


Et puis de toi, j’ai tout aimé. J’ai aimé tes jeux, tes calembours et contrepèterie, tes allitérations évocatrices « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? », tes assonances si langoureuses, « Les sanglots longs des violons de l’automne ». J’ai aimé quand tu te faisais tout petit, Ah ! Oh ! Zut ! Clic ! Flac ! Et même quand tu t’enflais démesurément en anticonstitutionnellement.


J’ai détesté lorsque soudain tu es devenu pauvre, triste, usé. Tu t’es réduit à "chose", "machin", "truc" ou encore "être", "avoir", "dire", "faire". Tu te désarticulais en diérèses folles et synérèses improbables : lion su-pé-ri-eur.
Je n’ai pas du tout aimé quand tu t’es laissé enchaîner en homéotéleutes absurdes : l'heure, la demeure et le beurre. Et surtout, je n’ai pas du tout aimé quand tu as perdu à la fois ton sens et ta musique.


Maintenant quand j’y repense, je me dis que sans toi, je ne suis rien, rien même pas une suite de signes alignés sur une page, même pas une note dans une mélodie. Rien de rien.
Alors reviens, même pauvre, même triste ou usé. Ensemble, on a encore du monde à inventer. "Tu m'as donné ta boue et j'en [ferai] de l'or", comme disait mon maître et serviteur de génie, Baudelaire.

J Bicrel

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