="fr"> [Candide] interview de Cunégonde et de la Vieille par Guillaume et Titouan - Libellulus
Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 18:50

Interview de Cunégonde et de la vieille

 

Bonjour et bienvenue pour un nouveau numéro de

 

“LES LIVRES N’ONT PLUS DE SECRET POUR NOUS”

 

Aujourd’hui avec nous Cunégonde et la vieille si je peux me permettre de vous appeler de la sorte.

 

La vieille : Hélas vous avez le droit de m’appeler de la sorte car il faut en tous points voir les choses de la bonne manière et je suis, il faut bien se le dire, vraiment vieille !

 

Très bien, je vous appellerai donc ainsi tout au long de  cette émission. Si nous sommes ici aujourd’hui c’est évidemment pour parler vous l’avez deviné  grâce aux noms de nos invitées du livre Candide écrit par Voltaire en 1759.

 candide03.jpg

Alors, voici ma première question, destinée à la vieille:


Le mag. : -Comment jugez-vous le traitement que l’on vous accordait durant votre enfance ?

La vieille : -Durant mon enfance je n'avais pas les yeux éraillés et bordés d'écarlate; mon nez ne touchait pas à mon menton. Je suis la fille du pape Urbain X, et de la princesse de Palestine. On m'éleva jusqu'à quatorze ans dans un palais auquel tous les châteaux de vos barons allemands n'auraient pas servi d'écurie ; et une de mes robes valait mieux que toutes les magnificences de la Westphalie. Je croissais en beauté, en grâces, en talents, au milieu des plaisirs, des respects et des espérances. J'inspirais déjà de l'amour, ma gorge se formait ; et quelle gorge ! blanche, ferme, taillée comme celle de la Vénus de Médicis ; et quels yeux ! quelles paupières ! quels sourcils noirs ! quelles flammes brillaient dans mes deux prunelles, et effaçaient la scintillation des étoiles, comme me disaient les poètes du quartier. Les femmes qui m'habillaient et qui me déshabillaient tombaient en cunegonde.jpgextase en me regardant par−devant et par−derrière, et tout les hommes auraient voulu être à leur place.

Le mag : -Et vous Cunégonde en était-il de même durant votre enfance ?

Cunégonde : -Oui, j'étais la fille de M. le Baron de Thunder-ten-tronckh, un des plus puissants barons de la Westphalie,  j'étais fraîche, haute en couleur, appétissante et j’avais un goût particulier pour la philosophie et les mathématiques.

Le mag : -Nous pouvons donc dire qu’au XVIII siècle les jeunes filles étaient très bien traitées ?

Cunégonde : -Non toutes les filles n’étaient pas si bien traitées. Les filles les plus riches étaient très bien traitées c’est vrai, elles recevaient une bonne éducation et avaient tout ce qu’elles voulaient mais j’ai connu une fille, je ne citerai pas son nom mais elle n’avait aucun quartier de noblesse et était très pauvre. Dès ses sept ans elle dû aller travailler dans les champs pour payer les médicaments de sa mère qui était, à l’époque malade.

Le mag : -Ah oui la place des jeunes filles dans la société dépendait donc de leur noblesse et de leur richesse.

La vieille : -Oui dans la société de 1759 la classe sociale de vos parents vous changeait énormément la vie. Et les familles les plus pauvres avaient une fille horrible.

Le mag : -Je suis bien contente que la société ait évolué. Et la vie des jeunes femmes était elle la même que celle des jeunes filles. Étiez-vous aussi bien traitées ?

Cunégonde :  -Pour moi la vie de jeune femme a été très dure, le château de mon père a été massacré par les Bulgares et toutes ma famille a été tuée. Pendant l’invasion j’ai été violée deux fois et j’ai reçu des coups  de couteau. Un des chefs Bulgares m’a prise comme servante et il me traitait comme un objet, je devais faire tout ce qu’il disait dans la seconde ou j'étais punie. Ensuite deux personnes se sont battues pour moi comme pour une marchandise et ont fini par se mettre d’accord en me prêtant la moitié du temps à l’un et l’autre moitié à l’autre. Ma vie a ensuite été très compliquée je suis passée par de nombreuses maisons et à chaque fois on me traitait sans aucune considération.

Le mag : -Ça n’a pas dû être facile surtout que vous veniez d’une famille riche et aisée.

Cunégonde : - Les origines n’ont rien à voir là-dedans toutes les filles étaient traitées cdogan-m_vieille-femme.1235894201.pngomme cela à notre époque sauf si elles restaient au château de leur famille.

 

Le mag : -Et  vous La vieille qu’est-ce que vous en dites ?

La vieille :- Je suis du même avis que Mlle Cunégonde; j’ai eu une enfance merveilleuse. Mais après de nombreuses péripéties je suis devenue servante pour un juif, c’est là que j’ai rencontré Cunégonde. Tous les hommes me prenaient, comme l’a très bien dit mon ami, pour un objet. J'étais pour eux le plus bas de l’échelle. 

Le mag : -Vous êtes donc toutes les deux d’accord pour dire que les femmes occupaient, au XVIIIe siècle au sein de la société une place très variable en fonction de leur âge et de leur richesse.

Cunégonde : - Oui absolument, les plus riches sont très bien traités alors que les autres sont considérés comme des animaux.

La vieille : -Exactement. 

Le mag : -Très bien, c’est la fin  de ce numéro. Merci beaucoup pour le temps que vous nous avez accordé, ce fut un grand plaisir.

Cunégonde : -De rien ce fut un plaisir pour nous aussi. 

La vieille : - Merci à vous de nous avoir laissé nous exprimer.

 

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Libellulus
  • Libellulus
  • : publication de rédactions, créations littéraires, expressions écrites faites en classe ou libres.
  • Contact

à propos de Libellulus

Les Romains utilisaient ce joli nom de  libellulus pour désigner les petits cahiers, les livrets, les  opuscules.

Gageons que ce libellulus des temps modernes en sera un digne successeur. Il présente en tous cas au moins deux avantages sur son ancêtre : il est amplement partageable et extensible !

Le voici prêt pour accueillir, conserver, partager créations littéraires, expressions écrites de classe ou rédactions libres.

Du calame au stylet, de la plume d'oie au clavier, l'aventure de l'écriture ne demande qu'à se renouveler.

Site référencé par WebLettres

  This créContrat Creative Commonsation is licensed under a Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported License.

Recherche

Pour donner un texte à publier

Cliquez ce lien et téléchargez-le. L'identifiant est le nom de la commune de l'école, le mot de passe est le mot : concours. 

Attention ! N'oubliez pas de dire qui vous êtes ! 

1 blog, 0 carbone

 

Pages