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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 18:20

bE-FEMME.jpg

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 17:36


La Condition féminine au XVIIIe siècle d’après Candide de Voltaire.
 

 

Interview de la vieille et de Cunégonde  

Journaliste : La vieille, Voltaire vous appelait ainsi, alors puis-je continuer ainsi ?

La vieille: Il n’y a aucun problème, c’est mon nom.

Journaliste : Alors, vous et Mlle Cunégonde allez nous parler aujourd’hui de la condition féminine au XVIIIe siècle et des différentes façons dont vous avez été traitées au cours de votre vie. Nous allons commencer avec vous, La Vieille qui avez  connu des épreuves  infranchissables.
Que pouvez-vous nous dire sur votre condition en tant que femmes dans le XVIIIe siècle ?

La vieille: Beaucoup de personnes se plaignent « hélas ! Vous n'avez pas éprouvé des infortunes telles que les miennes. » « Je voudrais savoir lequel est le pire, ou d'être violée cent fois par des pirates nègres, d'avoir une fesse coupée, de passer par les baguettes chez les Bulgares, d'être fouetté et pendu dans un autodafé, d'être disséqué, de ramer en galère, d'éprouver enfin toutes les misères par lesquelles nous avons tous passé, ou bien de rester […] à ne rien faire ? C'est une grande question »

Journaliste : Merci. Maintenant, nous allons nous adresser à Cunégonde, fille du baron de Thunder-ten-Tronckh prématurément chassée de ce château familial. Que pouvez vous nous dire sur le changement entre votre vie au château et la vie du monde extérieur ?

Cunégonde : Malgré toutes les épreuves que j’ai traversées, je me suis toujours considérée comme future baronne mais suite à la guerre j’ai été traitée directement comme une moins que rien, « à moins que vous n'ayez été violée par deux Bulgares, que vous n'ayez reçu deux coups de couteau dans le ventre, qu'on n'ait démoli deux de vos châteaux, qu'on n'ait égorgé à vos yeux deux mères et deux pères, et que vous n'ayez vu deux de vos amants fouettés dans un autodafé, je ne vois pas que vous puissiez l'emporter sur moi ; ajoutez que je suis née baronne avec soixante et douze quartiers, et que j'ai été cuisinière.»

Journaliste : Dans le livre, vous défendez toutes deux avec des arguments plutôt similaires, votre traitement et vos conditions de vie. Que pouvez-vous nous en dire ?

La Vieille : Avec du recul, beaucoup de femmes ont été traitées de la même manière, on ne choisissait pas notre mari et ni notre futur. Certaine se plaignent mais sont loin d’avoir vécu toutes les misères du monde. J’étais sûre de moi et je me savais belle : «Je croissais en beauté, en grâces, en talents, au milieu des plaisirs, des respects et des espérances. J'inspirais déjà de l'amour, ma gorge se formait; et quelle gorge ! blanche, ferme, taillée comme celle de la Vénus de Médicis ; et quels yeux ! quelles paupières ! quels sourcils noirs ! quelles flammes brillaient dans mes deux prunelles, et effaçaient la scintillation des étoiles, comme me disaient les poètes du quartier. Les femmes qui m'habillaient et qui me déshabillaient tombaient en extase en me regardant par devant et par derrière, et tous les hommes auraient voulu être à leur place.» « Je ne vous dirai point combien il est dur pour une jeune princesse d'être menée esclave à Maroc avec sa mère.»

Cunégonde : Pour moi, tout est bien différent. Je n’aimais qu’un seul homme. Mes conditions de vies sont passées du rêve à l’enfer, en quelques jours je suis devenue un simple animal, L’épisode le plus traumatisant pour moi dans ce compte fut la destruction de ma famille et la perte de ma virginité par la faute d’un de ces Bulgares. « J'étais dans mon lit et je dormais profondément, quand il plut au ciel d'envoyer les Bulgares dans notre beau château de Thunder-ten-tronckh ; ils égorgèrent mon père et mon frère, et coupèrent ma mère par morceaux. Un grand Bulgare, haut de six pieds, voyant qu'à ce spectacle j'avais perdu connaissance, se mit à me violer ; cela me fit revenir, je repris mes sens, je criai, je me débattis, je mordis, j'égratignai, je voulais arracher les yeux à ce grand Bulgare, ne sachant pas que tout ce qui arrivait dans le château de mon père était une chose d'usage : le brutal me donna un coup de couteau dans le flanc gauche dont je porte encore la marque. »

Journaliste : La vieille, cette question est pour vous. Nous connaissons votre horrible passé, et vous vous en aviez d’ailleurs parlé, lors d’un de vos passages. Vous en rappelez-vous ?

La Vieille : Oui tout à fait. Aujourd’hui je me rends compte que la société a changé, vous rendez vous compte qu’à un moment les hommes affamés mangeaient les femmes? Oui, « Au bout de quelques jours, [les hommes]  résolurent de manger les femmes.»Trouvez-vous cela normal, alors que les hommes et les femmes sont presque totalement identiques.


Journaliste: En effet, tout cela n’est pas très normal, Cunégonde, La Vieille, merci beaucoup de vos témoignages. Les lectrices de ce magazine y trouveront sûrement matière à réflexion.


 


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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 12:54

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 00:13

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 20:58

scène 14

 

Géronte: (s'avançant vers Argante) Hé! Vous savez quoi? Scapin est mort !

 Argante :(Tout étonné) Il est mort?  Vous voulez rire ?

Géronte : Non ce n'est pas une blague, il est vraiment mort.

Argante : et comment est il mort ?

Géronte :(avec un sourire caché) un marteau tailleur lui est tombé dessus.

Léandre: Ce n'est pas possible !

Géronte: Bon pour l’instant,  on doit s'occuper de votre mariage avec Zerbinette, mon fils.

Octave :(à Léandre) il n'est pas mort   il a fait un malaise et le marteau la juste frôlé.

Léandre :( à Octave) Ah ! Bon mon père n'est pas au courant.

Octave: (à Léandre) non,  mon père non plus.

Argante, découragé, s’effondre sur un fauteuil.

-Léandre :(à Octave) vite on va le chercher. Mon père est parti me chercher mon costume.

Octave :(à Léandre) Allons-y !

Géronte revenant en cherchant son fils.

Léandre :(revenant avec Scapin) Père je suis là !

Géronte : quoi un fantôme ? (Il fait  un malaise)

Léandre : (s'adressant à son père) Père ? Scapin est bel et bien vivant, ce n’est pas une raison pour vous mettre dans cet état !

Géronte très fatigué reste assis

Léandre : Allons, Scapin, marie-moi vite avec Zerbinette.

Octave : moi aussi, je veux me marier. Hyacinte, ma belle, venez vite !

Scapin: Je vous déclare unis par les liens du mariage.

 

Fin

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 18:46

SCENE 14

Géronte, Argante, Zerbinette, Hyacinthe, Octave, Léandre et Silvestre

 

GERONTE, attablé avec Argante lors du mariage de Léandre et Zerbinette :  Argante, sais-tu ce qu’est devenu ce fourbe de Scapin ?

ARGANTE : Tu ne sais donc pas la nouvelle ?

GERONTE : Non ! Mais que diable lui est-il arrivé ?

ARGANTE : Je l’ai appris par mon fils, Octave…

GERONTE : Oui et alors ? Que diable lui est-il arrivé ?

ARGANTE : Il l’a appris par Silvestre…

SILVESTRE, entendant son nom se retourne : J’ai ouï mon nom. De quoi parlez-vous ?

ARGANTE : De Scapin.

GERONTE : Et alors ? Que diable lui est-il arrivé ?

SILVESTRE : Vous n’êtes donc point au courant ?

GERONTE :Non, que diable lui est-il arrivé ?

(Il s’énerve ne sachant toujours pas la nouvelle et, par un geste brusque, renverse son verre sur la robe de Hyacinthe, assise en face de lui)

HYHACINTHE :Père, faites donc attention !

OCTAVE : Assurément, vous êtes maladroit !

GERONTE, devenant de plus en plus impatient : Que diable est-il arrivé à Scapin ?

ARGANTE :Scapin est mort suite à sa malheureuse blessure à la tête !

GERONTE, s’adressant au public : Oh, c’est donc cela ! Ce n’est pas cette nouvelle qui va me faire tomber dans une disgrâce absolue !

LEANDRE, entendant la conversation : Et oui, cela est bien triste ! Cet homme était si généreux ! Mais il faut se ressaisir, c’est le jour de notre mariage !

ZERBINETTE : Je suis du même avis, c’est un jour exceptionnel !

(À ces propos, toute l’assemblée applaudit, Nérine a les larmes aux yeux et Carles émet un cri de joie)

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 14:59

Acte 3, scène 14.

 

Octave ; Hyacinthe ; Léandre ; Zerbinette ; Argante ; Géronte ; Silvestre.

 

Octave : (en pleurant) : Ma belle, ma chère, une nouvelle bien désastreuse vient de m’arriver ce matin.

Hyacinte : Une fâcheuse nouvelle ?

Octave :Oui.

Hyacinte : Mon pauvre tu es abattu, mais enfin quelle est cette nouvelle ?

Octave : Mon père…

Hyacinte : Votre père…

Octave : Mon père et votre père sont des pendards, ils ont envoyé Scapin au gibet.

Hyacinte :Non, ils n’ont pas fait ça !

Octave : Si ma belle, il est…

Léandre (coupant la parole, arrivant tout joyeux) Alors ça ne va pas fort chez vous ! Moi je pars en voyage avec ma dulcinée et mon Scapin ! Une calèche m’attend.

Zerbinette : En route pour l’Espagne.

Octave (se lamentant et attrapant Léandre par le bras) Avec Scapin ?

Léandre (faisant apparaitre une tête soucieuse) : Oui, Scapin, mon valet !

Octave : Ton valet ?

copeau.jpg

 

Léandre : Oui et …il n’y a point d’empêchement !

Octave : Si justement, à cette heure, ton valet est … pendu !

Léandre : Il est pendu ?

Octave : Oui il est pendu !

Zerbinette : Il est pendu…

Octave :  Nos pères, ces traitres, ils l’ont envoyé au gibet !

Léandre : (n’en revenant pas) Il est pendu ! et par nos pères !

Zerbinette :(en pleurant) Et tout cela est de ma faute, si seulement j’avais tenu ma langue.

Hyacinthe : Oui si tu l’avais tenue, pauvre idiote !

Octave(intervenant) : Eh ! Zerbinette, Hyacinte, ne vous battez pas !

Léandre : (tendant l’oreille) Tiens, il y a du bruit dans l’entrée.

Argante (entrant avec Géronte) : On a appris…

Octave :Menteurs ! Pendards !

Géronte :Mais nous n’y sommes pour rien !

Argante :C’est ce marteau qui lui est tombé sur la tête, Scapin faisait semblant mais il était bien blessé et il lui est bien tombé sur la tête.

Léandre : Il n’a pas été pendu alors ?

Géronte :Non !

Silvestre : Je me suis trompé tout à l’heure quand je vous ai dit que c’étaient vos pères qui étaient à l’origine de son décès.

Argante : On a quelque chose à vous avouer à tous les quatre.

Géronte (d’un ton calme) : On payait Scapin deux cents pistoles pour qu’il vous fasse toute cette histoire, l’argent qu’il nous dérobait…

Octave (s’interrogeant)Tous cela n’était donc pas vrai ?

Léandre : On pensait vous prendre tous les deux mais c’est nous qui avons été attrapés ?

Octave :Pourquoi avez-vous fait cela ?

Argante :Nous n’étions pas sûrs que vous aimiez Hyacinte et Zerbinette, donc Scapin a inventé cette fourberie pour nous. Au moins on sait que vous vous aimez.

Léandre : Ah ! Nous ne sommes donc pour rien dans la mort de Scapin !

Hyacinthe : Ne nous lamentons plus, tournons la page (se tournant vers le public) et vous, applaudissez !

 

image : Copeau dans le rôle de Scapin. Théâtre du Vieux-Colombier,1920 © Collection Viollet

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 20:15

ACTE III, Scène 14

OCTAVE, GÉRONTE, ARGANTE, HYACINTE, ZERBINETTE, SILVESTRE. 

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Après le festin, dans une salle de restauration, Scapin meurt par un étouffement.


OCTAVE : Vite, vite ! Appelez un médecin !

GÉRONTE : Ne t’en fais pas pour lui, il est mort, c’est dans l’ordre des choses.

ARGANTE : Appelez un médecin ! Octave a raison … mais Géronte aussi : un jour, tu vis, un jour, tu meurs. Et aujourd’hui, il est mort. Tout bas, à part. Enfin, je crois…

HYACINTE, en pleurant : Grâce à lui, notre amour a pu continuer à vivre. Ne le laissez pas mourir si jeune !

ZERBINETTE : Arrête de pleurer Hyacinte, sois courageuse !

SILVESTRE : C’était mon ami. Seigneur Argante, vous devriez aller prévenir le barbier… Hélas, non, plutôt le croque-mort. Mettez son enterrement dans une semaine car ce sera son anniversaire.

ARGANTE : C’était notre ami à tous. Un valet élégant, un fourbe gracieux… (à part) malgré certains tours mal placés.

GÉRONTE : Bah ! moi, je vais aller m’acheter un nouveau costume, l’autre est troué.

Géronte s’en va. 

LÉANDRE : Attendez-moi mon cher père ! Ne partez pas si vite !

ARGANTE : Faites venir une calèche. Je vais aller chez ma tante à quelques pas d’ici.

SILVESTRE : Oui, tout de suite mon maitre, je suis à votre service.

Silvestre part chercher la calèche.

OCTAVE : Ma douce Hyacinte, voulez-vous venir avec moi voir le croque-mort ?

HYACINTE : Oui, je le veux, mon ami.

Zerbinette se retrouve toute seule.

ZERBINETTE : En voilà une comédie ! Quelle histoire ! Je vais aller moi aussi changer de costume puisque c’est ainsi. (au public) et vous applaudissez bien ce pauvre Scapin !

 

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 22:32

Acte III Scène 14

Scapin : Ahi, Ahi mon dernier souffle ne va plus tarder à présent, cet accident insolite m’a été fatal, malgré mes fourberies à répétition, je vous conjure d’accepter mes profondes excuses.

Hyacinte : Mon père, faites quelque chose, acceptez ses excuses.

Géronte : Oui, Oui

Scapin : Vous n’y êtes pas obligé, mon maître !4Fourberies-de-Scapin_thumb.jpg

Géronte : Mais si, meurs en paix !

Scapin : Merci, adieu …

Nérine : (en vérifiant son pouls) Ah ! Mon Dieu !

Zerbinette : (fondant en larmes) : Je veux qu’il soit inhumé, non pas comme un valet de pacotille et fourbe mais comme un valet bon et loyal envers son maître même si cela n’a pas toujours été le cas.

Léandre : Que voulez-vous dire, ma douce ?

Silvestre : Ce qu’elle veut dire, c’est qu’il ait un enterrement de première classe.

Argante : Quoi ! Il en est hors de question, il nous a volé de l’argent (en se tournant vers Géronte) et nous devons payer pour ses sottises, sa mort n’est qu’une erreur et nous n’avons rien à voir là-dedans, je refuse de donner une seule pistole !

Octave : Je ne comprends pas père, comment est-il mort ?

Carle : Attendez, je vais vous expliquer, vous connaissez Scapin, il ne veut jamais faire comme les autres. Ce midi, il se trouvait devant le plan de travail dans vos cuisines, tout ce qu’il y a de plus banal me direz-vous, mais cependant il voulait approfondir ses talents de cuisinier et se dirigea vers un placard, où il prit une bouteille qui ressemblait étrangement trait pour trait à une bouteille d’huile de raisin, il ouvrit le récipient  et déposa quelques gouttes dans sa sou…

Géronte : Ce n’est pas possible, c’était ma …

Octave : Taisez-vous, Carle je vous prie

Carle : Très bien, où en étais-je, ah oui il mit quelques gouttes dans sa soupe, il prit une grosse cuillère en bois et mélangea, il mouilla juste ses lèvres, et il se mit à tituber et se brisa le cou en se heurtant le coin de la table dans sa chute.

Hyacinte : Abrégez, Carle !

Géronte : Non taisez-vous, la bouteille dont Scapin a déposé quelques gouttes dans sa soupe n’était autre que ma réserve d’arsenic.

Carle : Voilà.

Silvestre : Non !

Géronte : Si !

Zerbinette : Ce n’est pas vrai !

Géronte : Bien sûr que si !

Octave : Je ne peux pas y croire.

Carle : Et bien, vous le devrez.

Hyacinte : Vous nous mentez …

Géronte : Je n’oserai pas.

Léandre : Mais que faisait cette bouteille d’arsenic dans ce placard ?

Géronte : C’était pour combattre mes rivaux.

Zerbinette : Mais que faisait  l’arsenic dans ce placard ?

Géronte : C’était le seul endroit où je pouvais le mettre.

Hyacinte : En êtes-vous sûr, mon père ?

Géronte : Oui !

Octave : Je vous comprends, mais tout de même, que faisait l’arsenic dans ce placard ?

Géronte : C’était le seul endroit, je m’en excuse profondément.

Zerbinette : Vous devez sans tarder jeter cette réserve.

Géronte : Je le ferai.

Léandre : Non père, faites-le maintenant.

(Ils se dirigent tous vers les cuisines, Géronte en tête de marche, il ouvre le placard, prend sa petite réserve, mais ne la jette pas pour autant, il la lève puis l’abaisse et répète ce mouvement plusieurs fois jusqu’à ce que Hyacinte prenne le flacon et le jette contre le mur.)

Hyacinte : Voilà !

Zerbinette : Enfin !

Silvestre : Je connais Scapin comme ma poche droite de ma veste, il ne voudrait pas qu’on s’apitoie sur son sort ni qu’on parle de funérailles, il voudrait qu’on célèbre tous les autres bonnes choses de la vie.

Argante : Alors faisons, préparons un festin en l’honneur des merveilles de la vie.

(Ils célèbrent tous alors ceci par ce repas digne de ce nom et s’amusent des évènements insolites qu’ils ont vécus dans cette folle journée).

Carle : (caché derrière un arbuste) Voyons voir qu’est-ce que Silvestre mijote seul.

Silvestre : (se croyant seul) Quel bon valet, ce Scapin.

Carle : (parlant à lui-même) Oh oui !

Silvestre : (se croyant seul) Il me manque déjà

Carle : (parlant à lui-même) A moi aussi il me manque.

Silvestre : (voyant Carle) Carle, tu as entendu toute ma conversation.

Carle : Oui mais ne t’en fais pas,  à moi aussi il me manque.

Silvestre : Ah merci ! Mais retournons au festin sinon les autres vont s’inquiéter.

 

Fin

Illustration d'Eugène Dévéria : http://deveria.mncp.expomuseo.org/index.php?option=com_content&view=article&id=105&Itemid=143

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 22:38

Acte III-12571043261351773352wasat Theatre Masks.svg.medScène 14

Silvestre : (Arrivant en larmes) Horreur ! J’ai une terrible nouvelle à vous annoncer !

Octave : Mais qu’est ce donc ?!

Silvestre : Scapin est parti ! (Il pleure)

Léandre : Mais où ça ?!

Silvestre : Après avoir quitté la table, Scapin s’est rendu dans la cuisine et a malencontreusement glissé sur une savonnette (Silvestre mime la scène et glisse à son tour et se fracasse sur le sol.)

Octave : Doucement !

Silvestre : (Se relevant) Bon je continue, cette savonnette a sûrement dû tomber par terre. Il a essayé de se retenir aux barreaux de la fenêtre mais ils ont cédé, il s’est écrasé trois mètres plus bas. J’ai tout vu, c’était horrible !

Hyacinte : Ce n’est pas possible. Dis-moi que ce n’est pas vrai ! Pas lui ! Il nous a tellement donné, je n’ai même pas eu le temps de le remercier. (Elle se réfugie dans les bras d’Octave).

Zerbinette : Mais que faisait cette savonnette par terre ?

Octave : Père ! Vous pleurez ?!

Argante : (Prenant un mouchoir) Ne dis pas de sottise ! Je suis juste enrhumé !

Octave : N’ayez pas honte à exprimer vos sentiments.

Géronte : Tant pis pour lui, il n’avait qu’à faire attention ! (Se mettant à pleurer) Mais que faisait cette savonnette par terre ? Oh ! Pauvre Scapin, je regrette toute mes mauvaises paroles. Tu étais un si bon valet.

Léandre : Courage Père !

Argante : C’est vrai qu’il n’y en avait pas deux comme lui ! (Il se met à genoux et met ses mains sur son visage).

Octave : Il commence à pleuvoir...temps triste pour une situation triste.

Silvestre : Mais son corps est toujours dehors ! (Il court vers l’extérieur).

Léandre : Il faut le rentrer (Il va rejoindre Silvestre).

(Les autres restés à l’intérieur préparent une table où poser le corps de Scapin. Silvestre et Léandre reviennent avec Scapin sur les épaules et le déposent sur la table).

Octave : Cela me rend tellement triste de le voir dans cet état !

(Géronte en se déplaçant sans faire attention, bouscule la table où est posé le corps de Scapin et le renverse sur le sol).

Léandre : Faite attention Père ! (En relevant le corps, il se rend compte qu’il manque la chaussure droite de Scapin, Léandre met la sienne à la place.) Il sera déjà plus présentable pour son enterrement.

Argante : Un enterrement ?! Mais qui a parlé d’un enterrement ?! Il sera enterré dans la fosse commune oui !

Silvestre : Comment ! Après tout ce qu’il a fait pour vous !

Octave : C’est vrai il vous a fait de nombreux tours mais il avait tout de même un bon fond !

Géronte : Il a raison, il faut lui rendre un dernier hommage en lui offrant un enterrement digne de ce nom.

Argante : Soit ! Puisque vous insistez, nous l’enterrerons demain aux aurores.

 

 

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