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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 15:30

C'était en julia, dans le jardon,
C'était notre heurt et notre journée ;
Et nos ypréaux regardaient, avec un tel ampélophage,
Les choucas,
Qu'il nous semblait que doucement s'ouvraient
Et nous voyaient et nous aimaient
Les roselins.

La cigarette était plus pure qu'elle ne le fut jamais :
Les insénescences et les oisillons
Volaient dans l'orangeat et dans les joncs, 
D'un ais frêle comme la soiffière ;
Et nos baites étaient si belles
Qu'elles exaltaient et le lumme et les oiselleries.

On eût dit un boniment qui tout à coup s'azure
Et veut la cigarette entière pour resplendir ;
Tout le vieillissement entrait, par de doux brocanteurs, 
Dans notre étreindelle, pour la grandir.

Et ce n'étaient que cribliers invocatoires,
Et fous élaphornithes et prifaiteurs et voiles,
Et la bestialité, soudain, de recréer des différenciomètres,
Afin de croire.

 

La méthode S+7 consiste à remplacer chaque substantif (S) d'un texte préexistant par le septième substantif trouvé après lui dans un dictionnaire (S+7) donné. Jean Lescure en est l'inventeur.

 

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 18:28

Robinson fut réveillé par un bruit de frottement sourd. Il décida de faire le tour de l’île pour trouver l’origine de ce bruit. Il traversa une forêt lugubre d’épineux et de broussailles à l’Ouest, il n’y trouvait aucun plaisir parce qu’il se sentait affaibli et meurtri par les blessures après une longue traversée. Ensuite il avança sur une plage aride au Nord, il traversa en début d’après-midi des plaines humides et marécageuses à l’Est. Enfin il distingua plus nettement ce bruit étrange. Il grimpa  sur un colossal massif rocheux qui surplombait  l’île. Robinson y découvrit un paysage désolé.

Puis il entendit le bruit plus nettement encore et il découvrit une grotte qui creusait le massif rocheux. Il décida de s’y aventurer, c’est alors qu’il aperçut une colonie de termites de la taille d’une maison. Les termites dévoraient des cadavres de bouc et de chèvres dont il ne restait plus que les os. Horrifié Robinson prit ses jambes à son cou et retraversa la forêt sombre et  déboucha sur les plaines marécageuses. Au bout de celles-ci il découvrit une masse brunâtre, il s’y précipita. Il vit un énorme bouc qui venait de s’effondrer sur le sol asphyxié par le gaz qui s’échappait des marais. Aussitôt des vautours qui  guettaient le bouc depuis un bon moment se jetèrent sur lui. Déjà ils commençaient à le dévorer mais Robinson saisit un bâton qu’il fit tournoyer au-dessus de sa tête et fit envoler les affreux oiseaux.

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 17:51

     Réveillé par l’odeur pestilentielle de l’île, Robinson commença à redescendre vers le rivage d’où il était parti la veille. Il allait de chemin en chemin et de tronc en tronc, de talus en talus et de souche en souche, et il y trouvait un déplaisir certain, car il se sentait fatigué après une nuit de sommeil agité, et il découvrait un peu partout des cadavres d’humains. En plus, sa situation était désespérée, car cette île était déserte : les indigènes l’avaient fuie, sans doute parce qu’il y régnait une horrible odeur de chair en décomposition. En outre, elle paraissait hostile aux hommes avec ses falaises abruptes et inquiétantes au Nord, ses marécages embrumés à l’Est, ses forêts impénétrables à l’Ouest et au centre, ce massif rocheux dont seuls dépassaient quelques pics lugubres. 

     Il en était là de ses réflexions quand il vit, depuis le centre de la plage, un autre fétide cadavre, celui d’un cannibale, sans doute. Déjà, une demi-douzaine d’immenses vautours au cou déplumé et au bec crochu se disputaient le mort. « Robinson les dispersa en faisant tournoyer son bâton au-dessus de sa tête, et les gros oiseaux s’envolèrent lourdement l’un après l’autre en courant sur leurs pattes torses pour décoller. »

NB / En italiques et entre guillemets, une phrase de M Tournier dans Vendredi ou la Vie Sauvage

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 10:25

Réveillé par les premiers éclairs du tonnerre, Robinson commença à se diriger vers le rivage d'où il était parti la veille. Partout, ce n’était qu’un paysage désolé par la tempête, les feuilles des arbres étaient brunâtres et tout était lugubre et terne.

Arrivé au rivage, il se dirigea vers la plus haute falaise, d'où il pouvait voir toute l'île même les plus petits endroits. Il y avait cette plage aride en contrebas, ces forêts impénétrables qui envahissaient toute l'île et ici et là, de petites grottes mystérieuses. « Le vent arrive du Nord, tous les nuages noirs vont se diriger vers le Sud », se dit-il. Robinson devait faire vite pour se faire un abri résistant aux tempêtes ou chercher un endroit pour s'abriter, comme une grotte par exemple. Il se dirigea vers la forêt et prit le chemin qui pour lui était le moins risqué, mais de gros oiseaux  étaient sur son passage. « Robinson les dispersa an faisant tournoyer son bâton au-dessus de sa tête, et les gros oiseaux s'envolèrent lourdement l'un après l'autre en courant sur leurs pattes torses pour décoller. »

 

NB : en italiques et entre guillemets, une phase de Michel Tournier dans Vendredi ou la Vie sauvage

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 09:23

Perturbé dans son sommeil par un fracas qu’il ne reconnaissait pas, Robinson, peu rassuré, s’empressa de quitter le centre de l’île où il avait passé la nuit. Il s’arrêta sur une dune immense de chardons tous plus piquants les uns que les autres. .Elle surplombait toute l’île. Au Sud il aperçut des rochers souillés par d’énormes vagues noires. Des pélicans englués, épuisés, attendaient la mort. Au Nord, sur la plage, étaient déposées des algues brunâtres d’où se dégageait une odeur pestilentielle. À l’Ouest, sous un vent violent, les vagues se fracassaient sur les rochers si violemment qu’elles firent frissonner Robinson. Cette île était déserte et n’offrait qu’un paysage désolé. Seuls quelques vautours s’attaquaient aux carcasses de pélicans englués et au pauvre bouc assommé la veille. Accablé par cette scène, Robinson frappa fortement dans ses mains afin de les disperser.

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 22:35

Réveillé par le bruit sourd de l’orage, Robinson s’extirpa de la minuscule grotte où il avait passé la nuit. Il escalada avec peine un imposant récif montagneux situé à l’Est de l’île. Il s’écorcha les mains et les pieds qu’il avait nus, à cause de la pierre qui était rêche. Une fois au sommet, le naufragé épuisé et affamé, scruta le sinistre paysage qui s’offrait à lui. En effet à l’Ouest, s’étendait une plage désolée jonchée d’algues et de carcasses animales que la mer emporterait sûrement à marée haute. Au sud se trouvait une plaine pelée et brunâtre qui inspirait un profond dégoût au naufragé. Enfin au Nord se dressait une immense et lugubre forêt peu accueillante. Après cet inventaire, Robinson éprouva de la peur, de la peine et du regret : Pourquoi n’était-il pas devenu avocat comme le souhaitait son vieux père ?! Sur cette malheureuse pensée, le rescapé se dirigea vers l’inquiétante forêt en quête de nourriture. Une odeur fétide se répandait autour de lui à cause d’un putois croisé là par hasard. Continuant sa route malgré les lianes et les branches qui lui fouettaient le visage, le pauvre homme parvint tout de même à la forêt, plongée dans une effroyable pénombre. Robinson retrouva le bouc à demi-dévoré par d’immenses vautours, qu’il tenta de disperser à l’aide de son bâton. Ainsi le naufragé commençait a désespérer car l’île qu’il baptisa « isla de la muerte* » lui paraissait d'autant plus terrifiante qu'une immense détresse accaparait tout son être.

*En français : »île de la mort »

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 19:41

 Réveillé par les premières gouttes de pluie, Robinson commença à redescendre péniblement vers le rivage d’où il était parti la veille. Il sautait  de rocher glissants en rochers glissant et de tronc moisi par l'humidité en tronc moisi, de talus verdâtre en talus verdâtre et de souche humide en souche humide, et il éprouvait un certain découragement parce qu'il se sentait seul et affaibli après avoir passé une mauvaise nuit de sommeil à essayer de réanimer son modeste feu. En somme sa situation était bien triste et désespérée. Certes, cette ile était plutôt vaste mais Robinson ne s'y sentait pas bien, il était mal à l'aise. En outre elle paraissait terne avec sa sombre plage au Nord, des prairies arides à l'Est, sa forêt pelée à l'Ouest, et, en son centre, ces rochers où se trouvait une petite grotte lugubre et austère qui offrait un point de vu  panoramique sur cet horizon désolé. Il en était là de ses réflexions quand il aperçut au Nord de la piste qu'il avait suivie pour chasser la veille, le cadavre répugnant d'une chèvre visiblement tuée par un autre animal bien plus grand. Déjà une demi-douzaine  de vautours au cou déplumé et au bec crochu se disputait la charogne suffocante. Robinson les dispersa en faisant tournoyer  son bâton au-dessus de sa tête et les oiseaux bien repus s'envolèrent lourdement l'un après l'autre en courant sur leurs pattes torses pour décoller.

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 19:28

Réveillé par d’inquiétants bruits au soleil levant, Robinson préféra redescendre vers le rivage d’où il était parti la veille. Il grimpait sur les rochers pointus qui lui faisaient horriblement mal. Ces derniers lui bouchaient le passage. Il n’y avait d’autres moyens que d’escalader. Il se sentait tellement las après cette nuit agitée. Cette journée commençait décidément très mal, un sentiment de désespoir l’envahit. Enfin, il réussit à gravir ces gigantesques rochers et à culminer du haut de ce massif rocheux. Cette île était d’aspect si lugubre. Au Nord il y avait cette horrible plage qui était brunâtre, à l'Est de funèbres prairies arides, son effroyable forêt à l’Ouest, et en son centre, ce massif rocheux pointu que perçait une grotte très sombre, sinistre et qui présentait un paysage inquiétant de cette île. Voilà ce qu’il pensait de cette dernière, quand il reconnut au milieu de la piste, qu’il avait empruntée la veille, le cadavre du bouc qu’il avait tué. Autour, six vautours se battaient pour cette viande à l’odeur si pestilentielle. Robinson les chassa en agitant énergiquement son morceau de bois en avant de sorte à les effrayer. Les rapaces au cou dégarni s’éparpillèrent d’un pas pesant pour s’envoler.

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 20:15

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 22:06

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