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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 14:53

Jadis au Moyen-Age vivait un homme nommé Hector, c'était un preux chevalier. Il avait gagné de nombreux combats.
Un jour quand il revenait d'une bataille qu'il avait gagnée, un jeune homme nommé Jean le regardait avec jalousie, il en avait marre qu'Hector gagne toutes les batailles et lui non car il était aussi un chevalier et à cause de lui Jean avait été oublié par le roi comme par les paysans, il ne faisait plus aucun retour triomphal dans les rues de la ville. Il se sentait misérable comparé à lui. Alors Jean décida de combattre Hector son ennemi juré.

Aussitôt, il commença à se préparer. Il alla chercher son cheval, il le prépara avec soin , il partit ensuite chercher son armure, puis essaya de trouver comment et quand il l'attaquerait. Pendant ce temps Hector, lui, rentrait au château, il partit se reposer.
Jean après mûre réflexion, prit le parti de l'attaquer le jour même. Alors il alla au château puis le défia ; Hector accepta le défi et tous les deux sortirent pour commencer le combat. Hector monta sur son cheval, prit sa lance et fonça à toute vitesse sur Jean à peine monté sur son destrier ; Il le fit presque tomber puis ils recommencèrent mais cette fois ce fut le contraire : Hector se fit projeter contre le sol . Jean en profita pour sortir son épée et l'attaquer mais Hector se releva et affronta son adversaire à l'épée. Le combat dura longtemps puis Hector mit Jean à terre. Il était sur le point de le tuer quand il demanda grâce.Hector, en loyal chevalier, lui accorda la grâce. Mais il demanda à Jean :
"Pourquoi voulais-tu me combattre ?
_ Car tu gagnes tous les combats et tu fais un triomphe dans les rues alors que moi, le roi m'a oublié, il ne pense plus qu'à toi ! pardonne-moi je n'aurais pas dû être jaloux !
_Ce n'est pas grave , et puisque tu as avoué, je parlerai au roi et lui demanderai que tu deviennes chevalier de la Table Ronde !
_Oh ! merci beaucoup !" s'exlama Jean enchanté à l'idée d'accéder à la Table Ronde et de s'asseoir peut-être un jour dans le Siège Périlleux, à la droite du roi.
Le lendemain Jean devint, comme promis, chevalier de la Table Ronde et resta pour toujours l'ami fidèle du preux chevalier Hector.codex-manesse-zurich.jpg

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 15:37

Jadis, dans un petit village de campagne en Bretagne, vivait la belle et charmante Elisabeth, fille d’un grand chevalier. Elle avait des cheveux d’un blond si splendide qu’ils étaient semblables au soleil. Elle souhaitait se marier car elle se sentait désespérément seule. Elle demanda à ses fidèles servantes d’avertir tout le royaume ainsi que son village : elle voulait que tout le monde sache cette grande nouvelle et que ceux qui seraient intéressés viennent se présenter au château.

Deux grands, forts et pieux chevaliers étaient d’ores et déjà amoureux de la magnifique Elisabeth. L’un des deux était Vaillant le courageux. Il rêvait de se marier et quand il apprit qu’Elisabeth cherchait un mari, il fut enchanté. C’était aussi le cas du chevalier Ronan le Brave qui aimait Elisabeth de tout son cœur. Tous allèrent au château de leur prétendante. Ils se présentèrent chacun son tour mais Elisabeth fut sous le charme des deux chevaliers. Comme elle ne savait pas lequel choisir, elle organisa un combat pour les départager. Elle épouserait le vainqueur.

Le jour du combat, les chevaliers se levèrent très tôt pour se préparer : ils revêtirent leur haubert recouvert d’une mantel de soie jaune pour Vaillant et de soie violette pour Ronan. Ils chaussèrent leurs éperons, prirent leur écu et mirent leur heaume. Ils n’oublièrent pas de prendre leur lance et leur épée avant de monter sur leur fidèle destrier. La belle mourait d’impatience. Une fois arrivés, ils se placèrent et furent prêts à combattre. Mais Vaillant dit : 

« Mon cher adversaire, c’est moi qui remporterai ce combat !

_  C’est ce que tu crois mais tu n’es pas au bout de tes surprises ! » rétorqua Ronan le Brave.

Aussitôt, Vaillant prie Dieu puis hurle pendant que son cheval s’élance et galope vers l’adversaire. Ils se percutent violemment. C’est un combat acharné, chargé de colère : les lances se brisent en morceaux, les écus sont marqués par de violents coups de lance, les mantels sont couverts de sang.

Enfin Ronan, malgré ses multiples blessures, voulut commencer le combat au sol mais Vaillant, trop faible pour continuer, s’avoua vaincu. Ronan avait gagné. Il allait donc se marier avec Elisabeth.

Le jour du mariage, tous les gens dansèrent, crièrent, chantèrent, sautèrent…Ce moment fut inoubliable et resta gravé dans le cœur de tous les villageois à tout jamais.


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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 14:25

Jadis, un matin d’hiver, l’un des preux chevaliers du roi Clovis, le chevalier Vermeil se rendit à la chasse à courre sur les fiefs du roi. Il aperçut alors sur le sol quelque peu enneigé, des traces de sabots de destriers qu’il s’empressa de suivre. Ces traces le menèrent jusqu'à l’orée du bois où se trouvait un chevalier armé.

Surpris de cette présence le chevalier Vermeil déclara :

« Qui êtes-vous et que faites-vous sur les terres du roi Clovis ?

- Je suis un chevalier du roi Arthur venu chasser, répondit celui-ci.

- Et qui vous en donne le droit ? Partez d’ici ! reprit le chevalier Vermeil.

- Je ne partirai pas avant de vous avoir livré bataille ! » répliqua celui-ci.

Aussitôt, le chevalier Vermeil, hors de lui, s’élance, plus brûlant de colère qu’une braise. Les chevaliers se livrent  un combat des plus acharnés : les lances volent en éclat, les hauberts ne sont plus que lambeaux, les coups de lance dans les écus brisent le silence, les heaumes sont couleur sang. Leur corps n’est plus que blessures mais la rage de vaincre leur fait oublier la douleur. Un dernier coup de lance déséquilibre l’adversaire du chevalier Vermeil, il met pied à terre et s’avoue vaincu. Il était incapable de dégainer son épée tant ce combat avait été rude et épuisant.

Le chevalier Vermeil déclara alors :

« Rends toi à la cour du roi Clovis et dis lui que tu as été vaincu par le chevalier Vermeil ! »

Le chevalier se rendit à la cour du roi Clovis qui le fit prisonnier.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 22:28

Écoutez l'histoire qui est arrivée jadis à un riche paysan et à sa femme

 Un jour d’hiver, ils allèrent chez le boucher pour acheter  un jambon. De retour à la maison, la femme se dirigea vers la cuisine pour le préparer. Elle l'accrocha ensuite à la crémaillère de la cheminée.  Quant au paysan, lu, il i se chargeait de prendre des légumes dans le jardin. Puis, comme tous les jours, le paysan rentra ses vaches dans l'étable pour les traire et fit rentrer aussi ses moutons pour la nuit.
Cette dernière était largement tombée, et il était temps de diner. Le repas se composait d'une soupe au lard, et d'une épaisse tranche de jambon salé et fumé, qu'il découpa avec un large couteau. Après, il le raccrocha dans la grande cheminée. Quand ils eurent fini, le paysan et sa femme débarrassèrent tout puis se couchèrent.
Or, au milieu de la nuit, voilà que deux voleurs pénètrent dans la maison pour prendre le jambon. Alerté par un bruit, le paysan se réveille, il sort pour voir ce qui se passe. Un des voleurs, pendant ce temps, entre dans la chambre. Il s'adresse dans le noir à la femme à moitié endormie. Il se fait passer pour son mari, prétendant ne plus se rappeler où est le jambon. Alors d'une voix endormie, elle répondit :
« Dans la cheminée ... »
Il se retourna, se dirigea vers la cheminée, décrocha le jambon, rejoignit son comparse et ils partirent tous les deux à travers les chemins.
La nuit passée, le paysan et sa femme se réveillent tout tranquillement, et se lèvent pour prendre le petit déjeuner. La femme veut se servir du lait dans le grand pot situé prés de la cheminée. Elle dit :
« Notre jambon a pris la poudre d'escampette ! Que s'est-il passé ? »
 De colère, le couple de paysans part à pied en direction du bourg, pour raconter leur nuit. Ils rencontrent en chemin les deux voleurs assis sur un caillou avec le jambon sur leur dos.
Ils les interpellent, et soudain les reconnaissent : les deux voleurs qui étaient en fait leurs plus proches voisins !
C’est ainsi que les deux larrons durent avouer piteusement qu’ils avaient pris ce jambon pour pouvoir faire bombance pendant les fêtes.                            
Retenez de ce fabliau, gentes dames et damoiseaux, que bien mal acquis ne profite jamais.

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 21:08

Ouvrez grand vos oreilles !

Jadis vivaient un paysan et sa femme . Cette année-là, ils décidèrent d’abattre un de leurs cochons pour préparer le dîner de noël ; après l’avoir tué, ils entreprirent de le saler en attendant l’hiver, pour qu’il se conserve bien.

Mais pas très loin de là, vivaient deux larrons affamés. On ne cesse pas d’avoir faim quand on a faim . Alors ces deux petits filous mirent au point un plan diabolique . Le voici :

Etape n°1 :rentrer en faisant du bruit.

Etape n°2 :assommer le paysan.

Etape n°3 :demander à sa femme où est le jambon.

Etape n°4 :aller chercher le jambon

Etape n°5 :le déguster.

Ce plan, vous le voyez, n’est pas très élaboré.

Alors le plan mis au point, ces deux escrocs partirent à la rencontre du paysan et de sa femme. Ils rentrèrent dans la maison en faisant du bruit. Ce n'est pas très discret ! Comme prévu, le paysan se leva et se fit assommer par la poêle . C’est alors que l’un deslarron fit son entrée dans la chambre de la femme du paysan et commença à bavarder avec elle :

« Chérie , où est-ce que l’on a caché notre magnifique, grand et gras jambon salé ?

- Réfléchis un peu ! Tu le sais…»

Et c’est alors que l’un des larrons cria : « Vindedious, voilà qu’il se réveille ! »

Heureusement la femme du paysan n’avait rien entendu. Alors le voleur se précipita sous le lit de nous deux tourtereaux . Le paysan arriva encore un peu sonné, avec une énorme bosse sur le front et se mit dans le lit . Sa femme lui annonça : «  L'as-tu trouvé ? Pourquoi m’as tu posé cette question idiote ?  »

Le paysan reprit ses esprit et lui dit : 

« Quelle question idiote ? 

-   Bah , tu sais bien ,arrête de faire l’innocent, tu sais que je n’aime pas ça.

-   Mais non, je ne fais pas l’innocent,quelle question ?

-   Et en plus tu te payes ma tête !

-   Oui enfin non, se reprit-il rapidement, je te le répète encore une fois : quelle question ? Je commence à perdre patience.

-    Ne t'énerve pas ainsi, tu sais très bien que ta question était « où avons nous mis le jambon ?»

-     C’est impossible ! je sais très bien que le jambon est dans notre chaudron accroché à la crémaillère ...»

Et ils continuèrent à se chamailler . Mais pendant ce temps notre malfaiteur alla tranquillement chercher le bon et gras jambon et rejoignit son complice.

Une fois arrivés chez eux , ils dégustèrent avec plaisir ce magnifique, grand et gras jambon salé.

 

Moralité : Il ne faut pas parler trop fort car les murs ont des oreilles.

 

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 22:43

Le gros jambon


 OYEZ ! OYEZ ! Gentes dames et damoiseaux, venez écouter l’histoire d’un riche paysan et de sa femme.  

Jadis vivait un riche paysan qui salait son jambon à l’approche de l’hiver, mais deux bandits avaient l’intention de le lui voler.

A la nuit tombée, l’un des voleurs fit un trou dans le mur de clôture, examina les lieux  puis entra avec son compagnon dans la maison du paysan. Mais celui-ci se réveilla et sortit de la chambre. C’est ainsi que l’un des malfrats entra dans la chambre et se fit passer pour le mari :

« Ma mie, où avons-nous mis le jambon ?

-Sire, il est à la cave ! Vous-rappelez vous ? »

Le mari revint à cet instant mais le voleur qui, je pense, était habile, l’évita et partit. Le bandit, très rapide, arriva à la cave ; mais son ami, qui n’était pas au courant, alla lui aussi dans la chambre  et demanda à la femme, qui était bien réveillée cette fois, où était le jambon. La femme affolée s’écria :

« SIRE ! Il y a un bandit dans la chambre »

Le paysan alerté écrasa le vaurien de tout son poids. L’autre bandit quant à lui avait pris la poudre d’escampette avec pour butin, un bon gros jambon fraîchement salé. Alors la femme se souvint, mais trop tard, de sa discussion avec le voleur.

Cette histoire vous le montre, à vouloir tout gagner,  tout le monde peut perdre quelque chose : ici le paysan perdit son jambon et le voleur, son compagnon.

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 22:11

Les deux voleurs

 

Ouvrez grand vos oreilles !

 Il y très longtemps, dans la campagne, un riche paysan et sa femme vivaient paisiblement.

 

Un jour, alors qu’ils commençaient à s’endormir, deux voleurs rentrèrent dans leur maison pour prendre le jambon que les paysans avaient salé la veille.

Le paysan se réveilla. Il sortit pour voir ce qui se passait. Il prit un couteau et descendit les marches. Le paysan examina la maison. Seul un voleur était rentré, l’autre restait dehors dans

le jardin et quand il entendit arriver le paysan, sans se faire repérer, il emprunta l’escalier de pierre. Il entra dans la chambre. La femme était à moitié endormie. Il eut l’idée de se faire  passer pour son mari et lui dit :

«  Je ne trouve pas le jambon »

Il espérait qu’elle lui donnerait des explications mais la femme ignora ce que disait le voleur et préféra dormir.

Le paysan, qui n’avait trouvé personne dehors, alla dans la cuisine pour voir si le jambon était toujours là. Sapristi ! Le jambon n’était plus là ! Le paysan remonta vite en haut dans sa chambre. Il entra avec une bougie qu’il venait de prendre et vit le voleur. Le voleur courut vers la porte et fit tomber le vieil homme. Sans savoir où il allait, il vit un escalier. Il décida d’y monter. Il se retrouva dans le grenier qui servait de réserve. On pouvait y trouver : pommes, poires, haricots et plein d’autres légumes et fruits. Le larron avait emporté avec lui un gros marteau qu’il cachait dans son sac. Il fit un trou dans la cloison. Le paysan qui s’était rétabli, entendit le voleur frapper le mur et monta l’escalier. Le voleur l’entendit et se dépêcha de finir.

« Enfin ! J’ai détruit ce mur ! »

Dans la précipitation, le paysan en voulant attraper le voleur, le poussa dans le vide. L’autre voleur qui était en bas, le vit tomber et ne put le rattraper.

Mais, il avait quand même réussi à dérober le jambon et partit en courant, sans demander son reste.  Mais il n’eut pas de chance car, en chemin, il croisa des chevaliers qui le punirent pour son forfait.


C’est comme ça que se termine l’histoire des deux voleurs. Cela vous montre que voler ne sert à rien : celui qui vole, cela se retourne toujours contre lui.

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 21:50

Venez, venez écouter l’histoire du jambon salé pour l’hiver.

C’est l’histoire d’un homme qui avait salé un jambon pour l’hiver. Lui et sa femme étaient riches paysans. Tous deux avaient une fille de 12 ans et celle-ci était fort gourmande. Quand elle apprit qu’un jambon l’attendait dans le grenier elle se dit :
« Mumm, ce soir j’irai dans le grenier et à moi le jambon, j’en ai déjà l’eau à la bouche»
Alors qu’elle allait au village, elle rencontra en chemin un garçon qu’elle ne connaissait pas encore. Elle qui ne pensait qu’à manger dit au garçon :
« Tu n’as pas faim ?
- Non, pas du tout, pourquoi ?
- Moi j’ai l’eau à la bouche car dans mon grenier il y a un bon gros jambon qui n’attend que moi.
- Et où habites-tu au juste ?
- La première à droite à la sortie du village, la grande maison avec la fontaine.
- Dis-moi, damoiselle, ce soir pourrais-tu me faire visiter ta charmante demeure ? On pourrait faire un peu plus connaissance ? »
La fillette accepta sans réfléchir tant elle avait l’esprit occupé de son jambon.
Or, à l’heure du dîner, le garçon était absent. En réalité, il était parti informer son père.
« Ce soir, nous irons chez eux prendre le jambon », décida son père, un larron déjà célèbre dans la contrée..
Le soir enfin, le garçon se présenta et la fille des riches paysans lui fit visiter sa demeure. Discrètement celui-ci repéra le grenier. Au milieu de la nuit, alors que la maisonnée était endormie, il revint et avec son père, il monta l’escalier pour aller au grenier. Ils allaient partir avec le jambon quand soudain ils entendirent quelqu’un monter au grenier.
« Oh non, dit le garçon. Vite allons-nous cacher derrière ces sacs de farine ».

Mais la fille du paysan l’entendit respirer. Alors elle courut chercher son père. Pendant ce temps, le garçon s’enfuit et claqua la porte du grenier qui se bloqua. Son père resta prisonnier. Le paysan, quant à lui, était déjà dehors et c’est ainsi qu’il surprit le garçon avec le jambon dans les bras. Mais manque de chance, en prenant la fuite, celui-ci tomba à la renverse dans la fontaine. Le père, larron confirmé, son fils, apprenti larron, tous les deux étaient faits. Les paysans et leur fille avaient récupéré leur jambon. Tout est bien, qui finit bien, surtout pour la jeune gourmande !

En guise de moralité, retenez, gentes dames et damoiseaux que la gourmandise est un vilain défaut.

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 18:37

Écoutez bien bonnes gens, car ce fabliau s’adresse à tous…

C’est l’histoire d’un riche paysan et de sa femme. La femme était très gourmande, hélas ! Son mari s’inquiétait à l’idée de Noël qui approchait. Dans cette campagne perdue, vivaient deux frères qui ne trouvaient joie qu’en volant. Un matin, le mari dormait paisiblement quand un cri le réveilla. Il en sursauta, le pauvre ! Le vilain se précipita dans les escaliers. Le malheureux ! Sa femme n’était point en danger, elle criait de joie devant le jambon qu’elle venait de recevoir ! L’épouse se fit un plaisir de saler ce jambon comme il se doit. Soyez en sûr, la gourmande était experte !

« Ha, mon mari ! J’ai tellement hâte au buffet de Noël qui se tiendra chez nous ; du vin chaud, de l’oie farcie, ce gros jambon… »

Le lendemain, toute la ville était conviée au festin.

En entendant la nouvelle, les voleurs se mirent directement en route. La nuit tombait sur la ville et le temps était froid et humide. Ils entrèrent dans la maison par une fenêtre laissée entrouverte et se mirent à chercher le jambon. En vain ! Pris de colère, l’un donna un coup de pied dans la table et fit tomber le verre qui se brisa. Paniqués, ils se cachèrent dans le couloir. Le paysan arriva et inspecta les lieux, avant de sortir dans le jardin. L’un des deux frères ferma la porte à clé, pendant que l’autre montait à l’étage, dans la chambre de la vilaine. Le voyou lui murmura :

« Chérie, où est le jambon ?

- Tu n’en as pas besoin, dit-elle à moitié endormie.

-J’ai entendu du bruit en bas, il faut que je surveille le jambon. Tu ne voudrais pas qu'il lui arrive quelque chose… ?! »

À ces mots, les sens en alerte, la femme alluma une bougie. Le voleur ne savait pas ce qui l’attendait ! Aussitôt que la vilaine le vit, sa peur se transforma en colère. Il n’aurait pas dû parler de jambon ! D’un geste, elle saisit le jambon caché sous son lit et assomma le voleur.

Puis elle descendit, appela son époux qui vaquait encore dans le jardin et avec son aide, jeta les deux voyous dehors.

Finalement, le buffet eut lieu et se fut un réel succès ! Quant aux deux frères, personne n’en entendit plus jamais parler.

 

Il ne faut jamais sous-estimer une femme aimant le jambon, vous pourriez vous faire assommer !

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 16:21

Les deux frères pauvres

 

Oyez, oyez, Messires, le tout nouveau fabliau que je vais vous dire.

Il y avait jadis deux frères qui n’avaient ni mère ni père pour les aider à se nourrir. Ils ne pouvaient pas manger à leur faim. Ces deux frères vivaient ensemble.

Un soir, ils furent vraiment comme poussés hors d’eux-mêmes par cette faim en leur ventre, par la soif dans leur gorge, par le froid dans leur corps et dans leur cœur. Les deux frères affamés étaient à bout à cause de cette faim absurde.

Une nuit, comme ils avaient un voisin très riche qui avait salé beaucoup de jambons, ils allèrent chez lui. Le paysan entendant un bruit se leva. Les voleurs ne trouvèrent pas le jambon. Un des voleurs entra dans la chambre et dans le noir demanda à la femme :

« Où est le jambon ? 

- Dans le garde-manger de la grange,» répondit-elle aussitôt, croyant parler à son mari.

Le voleur vit alors le mari revenir dans sa chambre, il se cacha derrière la porte. Peu après, quand le voleur fit un geste brusque pour aller chercher le jambon, le paysan le rattrapa.

Le paysan et les voleurs s’expliquèrent. Le paysan leur demanda :

« Pourquoi êtes-vous là ? »

L’un des voleurs expliqua qu’ils étaient très pauvres et qu’ils venaient chercher du jambon.

Le paysan proposa :

« Venez travailler avec moi dans les champs, je vous offrirai à manger tous les matins, midis et soirs et vous n’aurez plus la faim au ventre. »
Les deux voleurs rentrèrent chez eux, bredouilles mais très contents parce qu’ils pourraient travailler et manger à leur faim.

 Moralité : Pour s’en sortir, messires, et manger à sa faim,  il faut travailler !

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