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6 avril 2019 6 06 /04 /avril /2019 16:55

Nous posions les derniers cartons dans notre nouvelle maison : le manoir de mon oncle Hubert. 

« Il est énorme ce manoir ! » cria Jérémy. Quand tout à coup la sonnette sonna, j’ouvris et à ma plus grande surprise, il n’y avait personne mais je découvris un paquet plat et rectangle. Il était marqué dessus : « Famille Martin, 2 rue des Fleurs Bleues ». Je le ramassai, le posai sur la table basse et l’ouvris. Il y avait à l’intérieur un cadre rouge écarlate avec des trous, je le retournai et vis au dos un petit mot :

« Faites-en bon usage. »

Il n’y avait pas de signature car un trou l’avait déchirée. Je le reposai sur la table basse, mis le morceau de papier à la poubelle et montai déballer les cartons. À l’étage je trouvai Rose et Jérémy et leur dis :

« Les enfants pourquoi n’allez- vous pas jouer à la balançoire dehors ? »

Ils coururent à la balançoire pour y jouer. Il était environ 16h30, nous avions fini les cartons Hélène et moi. Elle alla voir les enfants dehors. Pendant ce temps, je passai le balai. Je vis sur le mur une trace blanche, comme si un tableau avait été détaché de cet endroit. Je n’y prêtai pas grande attention. Mais quand je vis que la trace s’agrandissait, je pris peur. Le soir même, après avoir mangé, je vis le cadre que j’avais ouvert dans la journée retourné sur le bord de la fenêtre, alors que je l’avais laissé sur la table basse. Je demandai à Hélène et aux enfants si c’étaient eux qui lui avaient changé de place. Ils me dirent que non. Je le retournai et vis le portrait d’un homme effrayé, les mains sur le visage. Le tableau n’était plus rouge et déchiré. En relisant le mot à l’arrière je pus lire le nom de celui qui l’avait signé : V. Schelcher.

Cela ne me disait rien, mais je me mis à penser à la trace blanche sur le mur. Je montai voir et posai le cadre dessus. Le cadre était exactement de la même taille et il tenait tout seul. Je résolus d’en parler à Hélène quand, arrivé à la porte, je sentis un souffle dans mon cou. Je me retournai et vis le cadre vide. J’entendis un souffle de soulagement vers la porte.

« Il y a quelqu’un ? demandai-je, cela ne me fait pas rire ! »

J’avais l’impression que l’on m’observait et que quelqu’un bougeait dans la maison, mais ça ne pouvait pas être Hélène ni les enfants car ils étaient dehors. Tout d’un coup, plus aucun bruit. Je revins dans la chambre et vis le tableau avec l’homme dedans. Je me dis que c’était juste mon imagination mais ça me paraissait bizarre.

Le soir même en me couchant je ressentis l’envie de revoir ce tableau, je courus dans la chambre. La porte ferma derrière moi, et la chambre devint rougeâtre et tout d’un coup le tableau bougea. Je me mis à trembler, à suer, je n’en revenais pas, je crus que je rêvais. Si je le disais à Hélène elle ne me croirait pas. Je n’arrivais pas à parler. Ça me paraissait inimaginable…

Jade, 4D

 

Je m'apprête à faire une petite sieste avant de retourner travailler, parce qu'en ce moment il faut que je travaille sur une œuvre, dans le but de la présenter au fameux concours qui se déroule à Paris dans trois jours.

Au fait, je ne me suis pas présenté. Mon nom est Tom Smith, je suis peintre depuis bientôt 30 ans. J'ai commencé à peindre sur de vraies toiles dès mes 10 ans, cela a été mon plus beau cadeau d'anniversaire.

Une fois ma petite sieste terminée, je m’apprête à reprendre mon travail : je prépare mon petit café habituel accompagné d'une brioche dorée, pour savourer tout cela en travaillant. Cela m'aide beaucoup à me concentrer. Peu après, mon café chaud et ma brioche sortie du four, je m'installe sur mon petit siège en velours devant mon fameux tableau.

Je commence à réfléchir à ma composition, je me mets en tête qu'une belle colombe majestueuse serait un beau sujet et qu'il plaira sûrement, enfin je l'espère, au jury. Je m'attelle donc au dessin et je commence par dessiner la petite tête avec de jolis yeux bleus, puis le buste avec de belles plumes blanches.

Fier de mon travail, je fais une pause pour prendre mon café qui est posé sur ma petite table basse et j’en bois une gorgée, quand tout-à-coup j'entends un énorme vacarme provenant de ma cuisine. Je me précipite pour voir ce qu'il se passe. J'ouvre la porte et me rends très vite compte que le vase, un magnifique cadeau de ma grand-mère est étalé en mille morceaux par terre. Je réfléchis une seconde et me mets en tête qu'il ne me reste pas beaucoup de temps pour ramasser les éclats de verre et que je rangerai tout ça plus tard.

Je retourne vite dans mon atelier pour me remettre au travail et là, j'ouvre très grand les yeux, me les frotte : est-ce que j’hallucine ? Le dessin que j'avais commencé a disparu !

Je jette un coup d'œil dans le salon attenant, une sueur froide dégouline de mon front, l’inquiétude me dévore : suis-je fou ? Ai-je des hallucinations ?  Et, là, sur ce canapé, que vois-je ?  Oh !

Je n'ose raconter la suite de cette scène invraisemblable. Personne ne me croirait. D’ailleurs, tout cela s’est-il vraiment passé ? Je voudrais bien ne plus jamais y penser.

Eloise 4D

 

Assis sur ma chaise bancale, même si elle n'était pas fort agréable, je repris mon travail. Pour moi, cette peinture était magnifique, elle commençait à ressembler à un oiseau. Cet oiseau me rappelait des souvenirs avec ma femme décédée le mois dernier. Elle avait perdu la vie dans un accident, j'étais le conducteur, moi-même j'avais perdu la mémoire.

 

Quand j'eus fini l'aile de l'oiseau, j'allai chercher dans un tiroir de l'encre bleue,  je cherchai puis je trouvai l'encre mais je découvris une drôle de boîte,  posée sur le bocal, je la pris. Elle m’intriguait, et même elle ne m’inspirait pas confiance. Elle n'avait aucune ouverture ! Je la laissai de côté.

Après que j'eus terminé la finition de l'oiseau, j'accordai plus d'attention à cette boîte, j'essayai de l'ouvrir mais en vain. Aucune possibilité ! Je pris une loupe et je remarquai un cercle fixé à l’arrière de la boîte. J'appuyai dessus et elle s'ouvrit. Il n'y avait dedans qu'un bouton vert qui prenait toute la largeur de la boîte. Le lendemain soir, après toute une nuit de réflexion, je décidai d'appuyer sur le bouton. Je ne remarquai rien d'étrange. Je repris  ma toile.

Après avoir fini le fond de mon tableau, je remarquai que la tête de l'oiseau se déformait et commençait à prendre le visage d'une personne  humaine. Ce visage ressemblait de plus en plus à quelqu'un que je connaissais mais je ne me rappelais plus de qui il s’agissait. J'essayai de recréer la tête de l'oiseau mais ce visage se remettait en permanence sur la toile. L’inquiétude commença à m’envahir. Quelques heures plus tard, je reconnus ce visage : c'était celui de ma femme ! 

Désemparé, je repris la boite au bouton vert et j'aperçus un haut-parleur placé en dessous du bouton. J'appuyai dessus et j'entendis la voix de ma femme. Elle me parlait de son décès, à cause de moi, j'en étais le responsable et elle allait me faire souffrir. Je me demandais comment elle avait fait pour envoyer ce message mais ce n'était pas le plus important. J’étais en danger ! Je me mis à trembler, à transpirer, je craignais le pire  à venir. Tout en réfléchissant à la menace qui me guettait, je distinguai une arme blanche, repliée dans l'aile de l'oiseau. Tout de suite je compris qu'elle voulait me tuer et je m’affolai. Je pris la boîte et la cassai en mille morceaux. J’y découvris un minuteur, je l'arrêtai.

Alors ma peinture reprit ses formes, l'arme blanche disparut et le visage de ma femme aussi.

Le jour du vernissage, j’observais particulièrement les personnes qui regardaient ma toile à l’oiseau : tout le monde s’extasiait  devant l’harmonie des couleurs et la justesse du trait. Une femme en manteau noir s’arrêta longuement devant la toile puis se retourna et me dit : « Comme c’est étrange : on dirait qu’il y a un minuteur dans la pupille de l’œil gauche de l’oiseau ! »

Théophile, 4 D

Cela faisait plusieurs jours que mon frère me parlait de cette balade au bord de l’eau, le bruit relaxant des vagues, l’air sans pollution, l’odeur de la nature… Ce jour-là arriva, je boutonnai ma veste et me rendis chez mon frère, qui m’attendait de pied ferme. Une fois partis, nous marchâmes entre les arbres et les buissons, dans des passages étroits et parfois même, les pieds dans l’eau. Une fois arrivés à « la grotte secrète » comme la nommait mon frère, nous nous allongeâmes sur son sol gravillonné pour contempler le ciel plein de nuages.

« Tiens regarde ! commença mon frère. Ce nuage ressemble beaucoup à un chat !

- Oh et celui-là à des chaussures à talon aiguille ! » enchainai-je.

Un moment de silence se fit entendre jusqu’au moment où nous nous exclamâmes en même temps :

« Celui-là à notre mère ! »

Une larme me vint à l’œil. Notre mère nous avait quittés quelques mois plus tôt. Avant ce moment tragique, elle s’était promis de veiller sur nous à tout moment. Nous continuâmes notre discussion, et le moment vint de partir. A ce moment précis je regardai une dernière fois le ciel rempli de nuages et interpellai mon frère :

« Regarde ! Le nuage qui ressemble à notre mère se rapproche ! Et il semble être plus coloré que tout à l’heure !

- Tu délires ! répliqua mon frère. Ce nuage se rapproche juste à cause du vent… »

Mon frère avait sûrement raison car le vent était violent ce jour-là mais cela n’expliquait pas que sur le nuage on puisse distinguer des nuances de beige… et puis il me sembla aussi entendre la voix de ma mère souffler : « Je veillerai sur vous à tout moment. » Pour le retour à la ville, nous reprîmes exactement le chemin pris à l’aller. A une forêt et deux ruisseaux de mon habitat, je me sentis suivi, je me retournai et vis ma mère au ciel, elle était gigantesque et me répétait « Je veillerai sur vous à tout moment »

« Guillaume ! Maman est là ! Et elle me parle ! » dis-je à mon frère.

Mon frère se retourna et m’expliqua que j’avais sûrement mal dormi cette nuit et que j’avais des hallucinations. Était-il aveugle et sourd où devenais-je fou !   C’était bien réel, j’en mettrais ma main au feu !

Juliette L 4C

Lors d’une conférence de presse, sur son métier et ses aventures, à Liverpool, le six mai à dix-huit heures trente, j’ai eu la chance de découvrir James Cook. Voici son histoire…

« Je m’appelle James Cook, je suis un grand peintre et je suis aujourd’hui présent pour vous raconter ma fantastique mésaventure.

Né à Nice et habitant en Irlande, j’allais tous les étés dans cette ville qui a bercé toute mon enfance. Elle est si belle, si chaleureuse et si ensoleillée. Quand j’étais plus jeune, j’adorais m’y promener, surtout dans les collines et dans les criques sauvages. Je m’amusais à peindre, et à dessiner ces oiseaux qui volaient au- dessus de ma tête. Ils me faisaient rire et quand ils faisaient des pirouettes dans les airs, cela me faisait rêver, sans oublier leurs chants magnifiques qui me rappelaient que l’été était vraiment féérique.

Maintenant, en y retournant tous les ans, cela me rappelle de beaux souvenirs, avec ce soleil si chaud qui me réchauffe la peau. Cela fait déjà trente ans que j’y retourne, je suis toujours dans la même prairie à regarder et dessiner les oiseaux.

D’habitude, je finissais toujours mes tableaux, mais cet été-là, l’été 1985, c’était impossible, je devais avoir perdu le rythme, après mon hiver vertigineux, je n’arrivais pas à terminer mon tableau. Pourtant, j’utilisais les mêmes pinceaux que d’habitude, de la même marque, les Raphaël orange numéro 00067 avec les mêmes peintures, de l’acrylique ou de la gouache. Mais, plus je peignais, plus mes figures disparaissaient de la toile. Cela ne pouvait être la faute de la toile, je l’avais achetée étant plus jeune, il y avait déjà de ça plusieurs années. Elle n’avait pourtant aucun défaut : elle était intacte et d’une blancheur extraordinaire, pour être restée aussi longtemps dans un placard. C’était d’ailleurs surprenant que celle-ci n’ait aucun défaut. Mais bon, ce n’est qu’un détail sans importance.

Je ne comprenais pourquoi la peinture disparaissait.

Au bout d’une semaine, c’était déjà la fin des vacances. Cette année-là, je décidai de ramener la toile avec moi pour essayer de trouver une explication. En rentrant chez moi dans mon studio en Irlande, je posai la toile sur mon chevalet. Je restai face à elle, dans l’incompréhension, je voyais encore mes tracés au crayon à papier. Puis, je regardai l’heure, il était déjà très tard. Je décidai d’aller me coucher et laissai la toile dans mon atelier.

En me réveillant le lendemain matin, je fus stupéfait : je vis des petites tâches de peinture bleue sur mon oiseau, elles étaient apparues durant la nuit sur les ailes. J’étais perplexe, je me demandais qui avait pu peindre mon oiseau durant la nuit. Chez moi, il n’y avait aucune trace d’effraction, tout semblait être à sa place. Une question me trottait dans la tête : qui savait que j’étais rentré de mon voyage en France ?

Après ce moment je réessayai de peindre l’oiseau, même si cela m’angoissait de toucher cette toile étrange. Mais rien de changé, aucune couleur n’était visible. Je laissai ce tableau de côté et repris d’autres peintures.

Plus les jours avançaient, plus les couleurs devenaient foncées et apparaissaient. Je ne comprenais pas comment, vu que je ne peignais pas la toile, cela me donnait des milliers de frissons qui tous les jours me parcouraient le corps.  Mes dents s’entrechoquaient, jusqu’à ce que je sorte de l’atelier où était conservée la maudite toile. Je me rendis à l’évidence : la toile se peignait toute seule ! L’oiseau était de plus-en plus vrai, de plus-en plus réaliste. Il était beau comme si on l’avait pris en photo et que la photo se développait sur la toile.                                     

Mes yeux se portèrent sur une photo de moi en train de peindre une toile. Je me rendis compte que la toile qui se peignait seule, se peignait aussi sur la toile blanche de la photo prise par ma tante ! On me voyait peindre le même oiseau avec le même matériel, et dans la même prairie. Mais comment cela était-ce possible ? Que devais-je faire ?... Aujourd’hui encore, je ne sais pas comment expliquer ce phénomène et c’est pourquoi je vous l’expose ici comme une énigme à résoudre. »

Lucie B, 4D    

Je faisais une croisière sur un ancien  bateau avec mes parents. Je logeais dans la chambre 312. Je m’étais fait des amis, ils étaient installés dans les chambres voisines.  Tous les jours, on sortait sur le pont jouer à cache-cache.

Ce jour-là je trouvai un téléphone noir avec une coque dorée, je ne savais pas à qui il appartenait. J’hésitai à  le prendre. Dans le téléphone, il y avait une centaine de numéros. A côté de ces numéros, il y avait des dates. Je me demandais à quoi elles servaient. J’appelai ma mère, je lui demandai si tout allait bien. Je regardai de nouveau le téléphone, et je vis que le numéro de ma mère y était enregistré. Je rentrai à mon logement. A l’entrée, il y avait le capitaine, mon père et le médecin. Je demandai à mon père où était passée ma mère, il me dit qu’elle était tombée par-dessus bord et qu’elle s’était noyée.

Le lendemain matin, j’appelai mon ami avec le téléphone que j’avais trouvé sur le bateau pour lui demander s’il pouvait venir jouer avec moi sur le pont. Je me rendis sur le pont et l’attendis. Au bout d’une heure, il n’était pas encore arrivé. Je décidai d’aller frapper à la porte de sa chambre. Son père m’ouvrit en pleurant et me dit que Marc était tombé sur le rebord de la table à manger, il n’y avait pas survécu. Je regardai le téléphone que j’avais trouvé et vis que le numéro de Marc y était enregistré.

Je dus me rendre à l’évidence : le nombre de personnes qui avaient reçu un appel était exactement le nombre de personnes qui étaient mortes !

J’essayai d’appeler mon ami de la chambre du dessus, il me répondit et vint me voir sur le pont du bateau. On commença à jouer à cache-cache, il alla se cacher. Quand je le trouvai, il ne bougeait plus et ne respirait plus. J’allai directement voir mon père, il vint avec moi voir mon ami, il me dit qu’il était décédé.

Je courus dans ma chambre en pleurant et jetai le téléphone par terre. Mon père vit le téléphone, et le prit. Il ne m’avait pas remarqué, j’étais sur mon lit. Il alla voir le capitaine, l’enjoignit d’appeler ma chambre.  Je répondis, il me demanda si j’allais bien. Je fus saisi d’angoisse, une sueur froide parcourut tout mon corps : avec quoi m’appelait-il ? il me dit qu’il appelait avec le téléphone que mon père lui avait apporté. Je raccrochai, je tombai et perdis connaissance.

Je sortis enfin d’un coma profond une semaine plus tard : ma famille était là guettant mon réveil. Plus jamais je n’ai entendu parler de cette histoire de téléphone.  Moi-même je préfère me taire de crainte qu’on me prenne pour un fou.

Théo 4D

Je me lève, regarde par la fenêtre : le soleil est déjà bien haut dans le ciel et rayonne de mille feux. Ce n’est pas un jour banal aujourd’hui, en effet, nous sommes le mardi 15 juillet et je célèbre mes 26 ans d’existence. J’ai donc pris un jour de congé pour profiter de ce jour.

Je n’avais pas prévu grand-chose mais je compte bien profiter. Il est 11 heures, la sonnette retentit. J’ouvre la porte : un livreur me remet un joli bouquet de roses rouges. Je referme la porte, pressée de découvrir le destinateur de ce cadeau, qui me va droit au cœur.  

Je trouve un petit mot glissé entre deux fleurs, non signé. Seule une phrase y est inscrite : « Je vous attends ce soir à 22 heures précise au 15 rue du Cerisier, Cergy-Pontoise 95654.

D’abord, je me réjouis qu’on m’invite le jour de mon anniversaire mais je trouve tout de même étrange que l’envoyeur ne se soit pas dévoilé. Après un moment d’hésitation, je décide de m’y rendre.

Il est vingt heures, je sors mon téléphone pour chercher l’adresse sur mon GPS. Aucun endroit ne correspond à l’adresse indiquée sur la carte. Seule un manoir porte le nom Manoir des Cerisiers et il est bien situé à Cergy Pontoise, comme indiqué sur le papier. Est-ce une mauvaise idée de m’y rendre ? Je ne sais pas.

Je décide de partir quelques minutes plus tôt pour arriver bien à l’heure. J’arrive devant le manoir vers vingt-et une heures cinquante-cinq minutes. A peine mon pied posé en dehors de la voiture qu’un affreux bruit retentit dans le manoir. Je remonte aussitôt dans la voiture et entrouvre ma fenêtre pour entendre ces sons étranges. Je me mets à transpirer de peur et à m’imaginer des dizaines de scénarios différents.

Malgré la peur immense qui s’empare de moi, je bondis de ma voiture et fonce sur le palier de ce manoir. J’ouvre la porte, là, je vois des gens danser. Cela ressemble à une grande boite de nuit. Un détail louche attire mon attention. Je décide d’aller explorer ce manoir. J’ouvre une trappe et me faufile à l’intérieur du grenier. Une sueur froide inonde mon corps et je reste immobile face à cette horreur. Une pomme de la taille d’une voiture est en train d’engloutir tout ce qui se trouve sur son passage.

J’aperçois une chaussure et un tee-shirt identiques à ceux de mon copain. Puis, plus aucun souvenir.

Emma, 4C

Un soir du 17 juin 2013, je fus invité avec ma femme et mes enfants chez des amis à Paris. Nous étions arrivés devant leur immense maison magnifique, le gazon était tondu à la perfection comme, dans un terrain de golf. L’intérieur était sublime et nous fûmes accueillis par mes chers amis. Notre hôte nous présenta notre chambre : dans la penderie, je remarquai des robes roses pailletées. Sur le bord de la table, devant une chaise, une bougie éclairait une épée et un glaive qui avaient appartenu à son père, un ancien militaire. Cette chambre en effet fut celle de son père.

Nous dînâmes dans le salon en compagnie de Max, leur chien. Vers 8h30 la sonnerie de la porte retentit, un homme habillé de noir se tenait devant la porte, il tenait une boite. Mon ami lui ferma au nez tellement il nous terrifiait. J’aperçus une carte sur le seuil de la porte. Cette carte appartenait à cet homme, il y était écrit « Agence du Porte Bonheur ». Pourquoi le congédier s'il apportait un porte-bonheur ?

J'en discutai avec ma famille et mes amis mais ils n’étaient pas d'accord de faire confiance à cet homme. Moi, je gardai sa petite carte trouvée sur le seuil de la porte : dessus il y avait un numéro de téléphone. Je décidai de composer ce numéro sans en parler à personne. Un homme à l’appareil me dit de venir à l'avenue Henri Martin puis il raccrocha aussitôt. Je n'eus même pas le temps de lui expliquer pourquoi je l'avais appelé.

Vers 9h, je quittais la maison pour aller au lieu de rendez-vous. L’homme qui avait sonné à la porte la veille était sur les marches de la maison, prêt à m’accueillir. Sans un mot, il me donna une boite légère et me fit signe de retourner chez mes amis. Tout cela était bien étrange. En rentrant à la maison, j'ouvris la boite. Elle contenait une pomme bien verte.

Vers 22 heures, il fut temps que j'aille me reposer et bien sûr j’emportai ma pomme porte-bonheur. Une fois que j'eus les yeux fermés, j'entendis le tonnerre par la fenêtre qui grondait aussi fort qu'il pouvait, un éclair traversa ma fenêtre et toucha ma pomme après un coup de foudre. Après cela le tonnerre disparut petit à petit. J'eus très peur, mes dents s'entrechoquèrent, prêtes à se briser entre elles, la sueur inonda mon corps. Je ne savais pas ce qu'il se passait et le pire c’est que ma pomme avait disparu ! Je fus alerté par une voix dans une chambre au tout dernier étage. Je courus, sans réveiller personne, le plus vite possible, Arrivé à la porte, je regardai par la serrure, je vis ma pomme « vivante » ! Elle m'avait vu elle aussi ! elle était horrible, affublée de jambes et de quatre bras . Elle me poursuivit jusqu'en bas de la maison. Je tombai « dans les pommes », c’est le cas de le dire, étourdi par l'effort.

Le lendemain matin, allongé sur le sol humide du salon, je sursautai quand je vis ma pomme près de la porte d'entrée, rétrécie comme quand le l'avais eue. Je courus jusqu’à la chambre de mes amis, je leur racontai toute la nuit que j'avais vécue mais ils ne me crurent pas et ils me prirent pour un fou. Je me demandais comment cela était arrivé. Je jetai ma pomme dans le jardin. J’avais eu une bonne leçon de ne jamais faire confiance à un inconnu. Ma famille et mes amis avaient eu raison. Je ne saurai jamais ce qu'il s'est vraiment passé cette nuit-là et croyez-moi, je préférerais l’oublier.

 

Killian, 4D

Je m'appelle Maurice et je vis avec mon père agriculteur, dans une ferme où dominent des allées de pommiers.

                Aujourd’hui, c'est une journée particulièrement ensoleillée. Comme tous les matins, je ramasse les pommes qui sont tombées dans la nuit. Je remplis une caisse puis deux et presque trois mais d'un coup, la fatigue m'envahit. Je me dis que cela est normal car la tâche est éprouvante et que le soleil est écrasant.

                Mais soudain, je vois les nuages qui commencent à assombrir le ciel. Il se met à gronder. Des frissons m’envahissent, mes jambes et mes bras s'affaiblissent m'obligeant à m'adosser contre un arbre.

                J'ai peur car je vois les pommes qui sortent brutalement des cageots. Seule une d'entre elles reste mais elle devient de plus en plus grosse et effrayante. Elle possède un trou qui se referme et s'ouvre sans cesse, de manière incroyable. Je la vois trembler et prête à exploser à tout moment. J'ai peur qu'elle m'aspire à chaque seconde. Au secours papa ! A l'aide !

                Je sais que je dois m'éloigner car le danger me guette. Mais une envie irrésistible de rester me fige.

                 Et d'un coup, un ver de terre gigantesque sort du fruit. Il m'attaque sans crier gare et me fait « tomber dans les pommes » ! Je pense que ma vie s’arrête ici.

                Mais heureusement, l'arbre sur lequel je me suis appuyé tisse un lien avec mon corps. Il se rapproche du ver avec ses racines. Ils se provoquent l'un et l’autre. Le ver de terre fouette son ennemi avec son arrière train mais heureusement l'arbre l'attrape avec ses racines et le lance dans la rivière voisine. Cependant, le ver est coriace, il revient et s'attaque de nouveau à moi, il s'enroule autour de mon cou. J'essaye de résister mais d'un seul coup plus rien …

Gabin LF, 4C

Un jour, je décidai d’aller chez une antiquaire pour voir si elle avait des machines anciennes ou dans ce style. Je fis le tour du magasin, en cherchant, regardant autour de moi. J’aimais bien cette odeur, l’odeur du métal vieilli. Et puis, je la vis ! Cet objet lourd, noir, brillant… Cette machine à écrire était magnifique et m’attirait étrangement sans que je puisse savoir pourquoi. Je m’approchai pour la voir de plus près. Elle était banale et pourtant elle suscitait en moi à la fois attirance et crainte. Alors je décidai de l’acheter parce que j’aimais ce qu’elle dégageait. J’habitais dans un petit appartement isolé du monde extérieur dans Paris. J’étais sûre que ma nouvelle acolyte se sentirait comme chez elle.

Plusieurs semaines passèrent, tout allait à merveille, j’avais commencé à écrire un livre. Des heures entières, même des jours entiers consacrés à écrire, des pages et des pages. Avec ma nouvelle amie, tout était plus facile, elle me donnait l’envie d’écrire, d’inventer, de raconter et de taper sur ses lettres encore visibles. Et puis, un jour, je crus apercevoir une petite personne rentrer dans la machine à écrire. Mais je ne pouvais pas distinguer son visage. Je me dis que ça devait être mon imagination qui me jouait des tours car ça faisait plusieurs mois que je n’étais pas sortie de chez moi, trop occupée à écrire.

Quelques jours après, je me rendis compte que des feuilles disparaissaient alors que je les avais rangées sur mon bureau et impossible de remettre la main dessus.

Une semaine plus tard, je revis ces petits personnages, cette fois ils étaient cinq. Je pus voir leur visage. Ils devaient avoir entre vingt et trente ans. Ils portaient une salopette bleue et avaient un chapeau de paille sur la tête. Je les vis prendre mes feuilles, les mettre dans la machine où elles finissaient broyées. Mais comment de si petits bonhommes pouvaient-ils porter une feuille ? Après avoir fait ça, ils rentraient de nouveau à l’intérieur de la machine un par un. Au début, je trouvais cela très bizarre mais je ne fus pas vraiment troublée. Or, arrivée au moment d’aller dormir, impossible, je tournais, virais dans le lit. Je ne me sentais pas en sécurité, j’avais peur, l’angoisse me nouait la gorge, …

Le lendemain, les petits bonhommes étaient ressortis mais ils étaient deux fois plus que la veille et plus méchant car ils effaçaient mes phrases une par une et broyaient les autres feuilles.

Je ne comprenais pas ce qu’il se passait. Je crois que la vendeuse m’avait dit quelque chose sur cette machine mais je n’y avais pas fait attention…

Un matin, je buvais mon café tranquillement quand, d’un coup, je ne me sentis pas bien, j’avais la tête qui tournait. Je vis tous les membres de mon corps rétrécir puis tout est devenu noir…

Depuis ce jour, je vis cloitrée dans une chambre toute blanche. Le personnel à mon service est revêtu et coiffé de blanc. J’écris toujours mais à la plume, à l’encre sympathique : plus question de me faire dérober mes créations !

Alexiane, 4C

J’habitais depuis peu une grande maison perdue dans la campagne. Je vivais avec mes deux parents et mes deux sœurs. Nous venions d’emménager dans cette demeure qui me faisait peur par sa grandeur et sa froideur. Cela faisait maintenant deux semaines que nous y étions installés. La maison était constituée d’un gigantesque salon qui faisait à lui seul la taille de mon ancienne maison. Des grands tableaux touchaient presque le haut plafond. La cuisine aussi était très grande : des couverts en argent, des assiettes puis des casseroles étaient rangés dans des dizaines et des dizaines de tiroirs et de placards. Je ne vous parle même pas du jardin qui s’étendait sur plus d’un hectare !

Mais l’endroit qui me faisait le plus peur était ma chambre : elle était meublée d’un grand miroir avec une énorme armoire, d’un petit bureau et d’une chaise, d’un lit tout petit. Surtout une mystérieuse pièce attenante derrière une porte fermée à clé m’inquiétait.

Un soir, alors que nous étions en train de dîner, des cris stridents surgirent de ma chambre. Mon père et moi décidâmes d’aller voir ce qu’il se passait. Mes deux petites sœurs pleuraient et ma mère était elle aussi très inquiète. Mon père entra dans ma chambre le premier. Une fillette avec de longs cheveux et un chapeau était assise sur ma chaise de bureau.  Soudain, elle se retourna brusquement, elle avait un couteau dans la main et nous menaçait. Mon père, contrairement à moi, était d’un calme remarquable. La fillette prononçait des mots d’une autre langue. Elle n’avait ni jambe, ni bras. Elle avait des yeux verts et elle s’avançait doucement vers nous pendant que mon père et moi reculions. La porte derrière nous se ferma à clé. Nous étions coincés. Soudain, la fillette se jeta sur mon père, j’entendis mes petites sœurs pleurer. Mon père était au sol et ne bougeait plus. La fillette avait disparu. Les vitres de ma chambre se brisèrent, j’entendis de nouveau des cris stridents venant de la pièce mystérieuse.

Je pris mon courage à deux mains et décidai d’aller ouvrir cette porte pour découvrir ce qui se passait dans cette pièce. Je défonçai la porte qui était fermée à clé. Je découvris quelque chose d’inimaginable, d’affreux. Comment était-ce possible ? Depuis quand cette pièce aussi mystérieuse que terrifiante abritait-elle ce secret ? Mais où étaient ma mère et mes sœurs ?

Raphaël 4D

Mon ami Jean et sa femme m'avaient invité à l'occasion de l'achat de leur nouvelle maison. A mon arrivée, je découvris un somptueux manoir en très bon état. Le soir, après avoir mangé, je me dirigeais vers la bibliothèque quand j'entendis des pas au-dessus de moi. Mon ami me confirma qu'il n'y avait personne d'autre, qu'il était tard et que je devais être fatigué.

Mon ami me conduisit alors à ma chambre où sur ma table de nuit se trouvait un très vieux livre. Je lui demandai :

« C'est ton livre ?

-Non c'est celui du défunt propriétaire, m’expliqua-t-il.

-Comment est-il mort ?

-Il est mort dans un accident de voiture, je crois », répondit-il, évasif.

Plus tard, dans la soirée, j'ouvris le livre. La seule chose qui était écrite était ceci :

« Pour que l'histoire apparaisse, le passé comme le futur, le sang doit être versé ». La peur commença à s'emparer de moi quand je vis la liste des précédents propriétaires du livre : Ils étaient tous de grands présidents ou bien alors ils étaient riches ou célèbres, jusque-là rien d'anormal. C’'est alors que j’arrivai au nom du dernier propriétaire du livre, c'était l'ancien propriétaire du manoir et je remarquai que tous ceux qui avaient possédé ce livre avaient été assassinés ou étaient morts dans d'étranges accidents.

En voulant fermer le livre, je me coupai avec l'une des feuilles et une goutte de sang tomba sur une page où aussitôt je vis apparaître ceci : « Formulez autant de vœux que vous le souhaitez mais c'est à vos risques et périls ». La peur ne me quittait plus. La nuit était trop avancée pour que j’alerte mon hôte, je ne tenais pas en place, une sueur froide me coulait sur le front, je tremblai, les idées les plus contradictoires se bousculaient dans mon esprit. Enfin, après des heures d'hésitation, je me laissai convaincre.

Deux semaines plus tard, j’étais riche, j’avais gagné deux fois au loto et je vivais dans une magnifique villa. Quand je demandai au livre de me dire combien de temps il me restait à vivre, un décompte apparut et ces quelques mots :

« Il vous reste une minute à vivre profitez bien ». Au début, je ne paniquai pas puis je courus hors de chez moi, je trébuchai sur la bordure du trottoir et tombai la dernière chose que j’entendis fut le klaxon de la voiture.

Mathys LP, 4C

Un jour tandis que je me promenais dans le parc en bas de ma rue, je vis une sculpture d'un homme qui n'avait pas de tête, il était habillé en noir, coiffé d'un chapeau. Je suis passé à côté de cette sculpture sans y prêter attention, mais pourtant quelque chose m’échappait.

Le matin je me réveillai en sursaut, j'avais rêvé de cette sculpture qui était plantée juste devant mon lit, pointant un poignard dans ma direction en me disant : « Tu vas regretter de ne pas l'avoir protégée ». En retournant au parc, je réfléchis à ce que m'avait dit cette sculpture, et je me rappelai qu'une fois dans une rue, une fille s'était fait agresser et je n'avais rien fait. En repartant du parc, je sentis que j'étais suivi, je me retournai plusieurs fois et je ne vis personne.

Ce soir-là en allant me coucher, je fermai soigneusement la porte. Plus tard, je sentis une présence dans ma chambre, j'allumai la lumière mais ne vis personne.

Le lendemain, en retournant promener mon chien, je vis que la statue n'était plus là, d'un seul coup je fus parcouru de frissons. Je me sentais suivi et pourtant je ne voyais personne derrière moi,

Pendant plusieurs jours, rien de plus ne se passa mais chaque nuit, je faisais le même rêve : la statue était dressée au-dessus de mon lit, je hurlais et personne ne venait à mon secours. Le lendemain, à chaque fois, je constatais que la sculpture n'était plus au parc, j’avais l’impression d’être suivi et je ressassais ce que m'avait dit cette statue.

Un soir en rentrant chez moi, je n'eus plus l'impression d'être suivi. Je me couchai sereinement, jusqu'à ce que l'horloge sonne minuit. Un homme apparut au pied de mon lit, c'était l'homme de la statue, il récita sa phrase mais cette fois-ci il rajouta : « C'est dommage d'en finir comme ça parce que tu ne l'as pas aidée ! » il leva son poignard.

Ethan

 

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24 août 2018 5 24 /08 /août /2018 16:16

Ces 20 nouvelles ont été sélectionnées parmi les 88 nouvelles fantastiques écrites à partir de deux marque-pages par des adolescents de Quintin, Sceaux, Doubs, Gex, Plabennec, Lannilis.

 

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 19:29

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 17:08

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 11:25

J’étais en pleine campagne anglaise dans un orphelinat, on m’appelait Lisa, J’étais un enfant comme les autres, petite fille blonde aux yeux bleus. L’orphelinat dans lequel j’étais depuis mes deux ans était délabré ; il tombait en ruine de plus en plus. Les escaliers en bois moisissaient au fur et à mesure que le temps passait. Les salles étaient éclairées à la bougie. J’avais découvert une poupée dans le grenier que j’appelais Skyppi elle était habillée d’une robe vert foncé ornée de deux petites roses. Je jouais souvent avec ma poupée, elle était devenue ma meilleure amie. Soudain, un matin, les surveillants affolés nous demandèrent si nous avions vu Paul, un ami de l’orphelinat. Personne ne l’avait vu. Toute la journée , les recherches restèrent vaines . Il avait disparu.

Cette nuit-là, je fis un cauchemar terrible qui me réveilla brusquement. Je décidai d’aller boire un verre d’eau pour me rafraichir. Lorsque soudain, je sentis une présence, je me retournai et je vis une petite fille habillée d’une robe vert foncé qui ressemblait beaucoup à ma poupée Skyppi. C’était impossible. Sur sa robe, il y avait deux roses. Je croyais rêver ou plutôt j’étais en plein cauchemar.

Mais, ce que je vis après, était beaucoup plus horrible. La petite fille portait un enfant et se dirigeait vers la porte de la cave. Je supposais que c’était Paul. Terrifiée à l’idée de ne plus revoir Paul, je la suivis. La petite fille y déposait Paul et refermait soigneusement la porte. Je courus à toute vitesse vers ma chambre. Lorsque je me retournai pour voir où se trouvait ma poupée, je découvris le visage de Skyppi ! Je clignai plusieurs fois des yeux, me pinçai la peau mais rien à faire, j’étais bien dans la vie réelle. Subitement, Skyppi avait disparu !

Ensuite, je décidai d’aller délivrer Paul dans la cave, mais au moment d’ouvrir la porte, celle-ci se coinça. J’essayai de forcer mais ça ne s’ouvrit pas. Je pris donc la décision d’aller me coucher en espérant qu’en me réveillant que cela ne serait que des illusions. Mais en rentrant dans la chambre, je vis ma poupée sur mon oreiller. J’étais si furieuse que je pris des ciseaux et je coupai ses bras et ses jambes. Hélas, je découvris avec étonnement qu’il ne restait plus qu’une rose de la robe entre mes mains. Je me rappelai que sur la porte de la cave il y avait un moulage en forme de rose. Je descendis à la cave et posai la rose dans le moulage. À ma grande surprise, la porte s’ouvrit et je vis Paul dans le coin de la cave. Vite, je le fis sortir de ce sombre réduit et nous allâmes enfin nous coucher.

Au petit matin, je me réveillai en sursaut dans mon lit entouré d’orphelins. Paul mon ami, jouait avec Woopy le chien de l’orphelinat que tout le monde adorait.

Mes doigts perçurent la présence quelques choses sous les draps, je pris l’objet : C’était la rose ! …

Cathy 4D Janvier 2015

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 22:49

Ce jour-là, je me rendais paisiblement à la faculté de droit. Sur mon chemin, les voitures étaient nombreuses. Je révisais en marchant pour mon examen final car, comme à mon habitude, je ne révise qu’au dernier moment. J’étais tellement concentrée que je frôlais des gens et je traversais sans regarder.

À un moment, je percutai un individu hors du commun ; il avait un style et un gabarit qui m’intrigua. Je lui bafouillai des excuses, puis je n’y fis plus attention.

Dix minutes plus tard, j’étais devant l’université. J’y étais pour la énième fois en retard. En cours, je parcourus les rangs du regard et au 4ème rang je crus reconnaître l’individu que j’avais rencontré le matin même. Il commença à me dévisager. J’essayai de l’ignorer, je tentai de le mépriser mais cela n’était guère facile pour moi. Il me fixait de plus en plus avec ses grands yeux noirs. Il tenta même de se rapprocher de moi. Tellement l’effroi m’envahissait, je dus demander à sortir de cours. Cela m’angoissa au plus haut point. Ce n’est qu’à l’intercours que j’arrivai à l’oublier un peu.

Au cours suivant, qui avait lieu dans le tribunal situé à côté de l’établissement, nous devions poursuivre notre travail par groupe. Notre activité consistait à défendre un accusé. Nous décidâmes alors de chercher chacun de son côté sur quelle affaire pourrait porter notre intervention. Un peu plus tard, j’étais en train de défendre une personne comme tout le monde mais je le vis, là, debout, une main à la hanche, penché. Il était accusé de fixation sur une jeune demoiselle de mon âge. Au fur et à mesure de la préparation de sa défense, je commençais à le découvrir, il ne m’avait pas encore tout dit. Il apparut qu’il avait déjà commis des délits d’agressions sexuelles, ces actes n’avaient pas été punis car la victime avait retiré sa plainte pour une raison inconnue. Je décidai de ne pas finir l’instruction le jour même car il me restait encore quelques éléments de l’enquête à découvrir et une peur croissante et diffuse m’envahissait.

Le lendemain, j’allai rejoindre mon client au parloir, il m’apprit que c’était lui qui avait bel et bien agressé une étudiante. Il l’avait forcée à supprimer sa plainte à la police, la victime lui avait obéi car elle avait peur de lui. Quelques semaines après, l’affaire du monstre sordide avait redémarré. Le monstre avait été condamné à une peine de trois ans d’emprisonnement ferme.

À un moment, il me rappela que je l’avais percuté quelques jours auparavant ; Il me fit cette remarque pour me dire que tout le monde pouvait faire des erreurs, mais aussi pour me faire ingurgiter plus facilement ce qu’il allait m’apprendre. Il voulait me dire que lors de la délibération du juge, il s’était énervé. Je commençais à me demander qu’est qu’il avait fait, le stress m’empara. Il avait pris la juge par ses pieds pour ensuite la frapper contre les murs. Il avait voulu détruire son avocate. Elle avait tenté de se défendre mais sa violence l’en avait empêchée.

Abasourdie, je quittai précipitamment le tribunal abandonnant le monstre à ses gardiens. Je déambulais dans les rues comme une somnambule, la fièvre me brulait les joues. Je percutai brutalement un petit homme rond au crâne dégarni. Il s’écria :

« Mademoiselle R…, je suis bien aise de vous rencontrer. Cela fait trois semaines qu’on ne vous voit plus, ni à l’université, ni au tribunal ! Vos chances d’obtenir votre diplôme de fin d’études seront bientôt compromises. Ressaisissez-vous ! »

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 14:47

Ce soir là, je revenais d'une soirée entre amis, j’avais bu et j'avais repris le volant pour rentrer chez moi accompagnée de mes deux amies, Élise et Émie.
Je conduisais à la fois ivre et prudente. Il était tard, il faisait nuit. Je n'eus le temps que d'apercevoir une ombre et le pire arriva... j'avais renversé quelqu’un ! Sur le moment, je pris peur et j'appuyai sur l'accélérateur pour m'enfuir aussi loin que possible, puis je réfléchis un moment et retournai sur le lieu de l'accident. Émie, Élise et moi descendîmes de la voiture et nous approchâmes du corps de la victime.

C'était une femme blonde aux cheveux courts entre 30 et 40 ans. Mais il était trop tard, elle était morte. Je décidai donc de ramener mes amies chez elles et de partir loin, très loin dès le lendemain matin. Je rentrai chez moi, j’avais le cœur qui battait fort sous ma poitrine, j’avais peur.

Quelques mois plus tard, je me trouvais en Australie. Je possédais une petite maison tranquille. Je vivais loin de l'endroit où avait eu lieu l'accident. En à peine deux semaines, j’avais réussi à décrocher un petit boulot qui rapportait assez pour payer mon loyer. J’étais surveillante dans un collège et je faisais aussi le ménage dans les classes avec une autre dame fort sympathique. Le soir on faisait le ménage ensemble mais plus les semaines passaient plus je trouvais ma collègue bizarre.

Un soir, nous étions à faire le ménage, ma collègue et moi dans une classe, quand je me retournai pour lui dire quelque chose. Elle avait disparu !. Sur le moment, j'eus peur mais je me dis qu'elle était peut-être tout simplement allée chercher des chiffons ou un seau d’eau, alors je me retournai pour me remettre à mon travail. Soudain elle parut devant moi. J’étais pétrifiée ! Je ne pouvais même plus crier. Elle me regardait avec un air menaçant et tenait dans sa main droite un couteau. Je tremblais puis elle me dit: " Maintenant, tu vas payer pour ce que tu m'as fait !"
Je tremblais de tous mes membres, je balbutiais, j’avais envie de m'enfuir mais mes jambes étaient trop lourdes, soudain je me rappelai et je la reconnus, c’était la dame que j'avais percutée en voiture cette fameuse nuit...

Eva, 4B

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 19:58

Moi je découvris la peur l'hiver dernier par une nuit de décembre. Je venais d'emménager dans une nouvelle maison, l'ancien propriétaire nous avait laissé quelques meubles, la maison était située dans un petit village qui avait pour nom « le village du coin perdu ». Cette maison était très vieille, elle devait avoir plus d'un siècle et était construite en pierres sur lesquelles avaient poussé du lierre qui couvrait les murs et certaines fenêtres. Elle était isolée du centre ville et entourée d'une petite forêt assez lugubre ; l'intérieur était plutôt joli et assez bien conçu. Je visitai les différentes pièces de la maison, elles étaient plutôt grandes, la cuisine était rouge et très propre, le salon très grand avec une petite table et une télé posée sur un meuble sombre. La salle de bain était très bien équipée avec des matériaux nobles et propres, les chambres semblaient spacieuses et une m'attirait tout particulièrement, elle me revint donc. Quelque chose m'intriguait car d'apparence cette maison paraissait plus grande quelle m'en avait l’air. La tapisserie de ma chambre était d'un autre temps et mes parents et moi même décidâmes de la remplacer pour une autre plus au goût du jour.

Dès notre premier week-end on commença à retirer la vieille tapisserie. Après l'avoir enlevée, je découvris une porte cachée derrière un grand pan de mur. À ce moment, je ressentis comme si quelqu'un m'observait et mon sang se glaça dans tout mon corps. J'eus très peur. Je me posai mille questions. Pour y répondre, la seule chose à faire était d'aller voir ce qui était derrière cette porte. Alors, à l'aide d'une lampe torche, j'ouvris la porte et montai l'escalier, qui menait à une pièce remplie de poussière. C'était un bureau dans lequel s'entassaient de vieux journaux. Sur une petite table, un vieil album m’intriguait. A l’intérieur, il y avait des coupures de journaux et une photo d'un homme. Les articles parlaient d'un meurtrier nommé Edward, il avait tué un enfant d'un coup de couteau. Sur la photo, l'homme portait un grand chapeau noir couvert de plumes de corbeaux.

Dans la nuit qui suivit cette découverte, vers minuit, j'entendis du bruit dans le jardin, quelqu'un avec un grand chapeau noir se balançait sur ma balançoire puis d'un coup, il disparut. Était-ce cet homme sur la photo ? Je n'en sais rien. La journée suivante, je fis des recherches pour retracer les évènements de la vie de cet homme. Je découvris que sa petite victime habitait dans une maison très ressemblante à la mienne et dans notre village. Pour en savoir plus, je fis des recherches sur ma maison et sur les anciens propriétaires. Mes recherches aboutissaient à la conclusion que ma maison avait appartenu au grand-père de l'enfant qui avait été tué par Edward, et les journaux de l'époque disaient que l'enfant assassiné avait été vengé par son grand-père chasseur. On raconte que celui-ci aurait tué l'assassin de son petit-fils avec son fusil de chasse et fait disparaître le corps, que l'on n'a jamais retrouvé. Depuis des jours ce meurtrier hantait mon jardin et disparaissait quand je le regardais. Me prenait-il pour l'enfant qu'il avait tué ? Voulait-il se faire pardonner ? Je n'en sais rien... Une seule chose est sûre : il n’est jamais apparu qu’à moi seule.

Pauline, 4B

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 19:43

Il y avait quelques mois que ma mère m'avait donné un tableau. Accroché à une porte, il envahissait presque toute la porte et bien souvent je me demandais pourquoi je ne la remplaçais par une photo de ma famille.

Cette impression confuse me dérangeait parce que, justement, je ne voyais pas exactement pourquoi je jugeais cette image insolite. Elle représentait une grande éolienne, très banale avec en arrière-plan des vaches en train de brouter l'herbe du champ. La photo était en couleur, le ciel uniformément bleu. Á côté de l’éolienne, une personne pourtant me paraissait inquiétante.

Je mis un certain temps à me rendre compte que le personnage me parlait. Mais il en était ainsi. Inéluctablement, se déplaçant dans un espace-temps impossible à définir, le volume de sa voix augmentait. Un jour, je crus identifier la personne du tableau. C’était ma sœur, elle me disait: « Viens me libérer de ce tableau maudit ! »

Rien que de l’entendre, cette phrase me donnait des frissons dans le dos à tel point que je m'évanouis. Mais, oui, je m’étais disputé avec elle un an plus tôt... Et je ne lui avais plus parlé depuis ce jour-là.

Tout cela me rendit réellement malade. Je dus garder le lit plusieurs jours, la fièvre rendait l’appel de ma sœur encore plus effrayant. Soudain, la voix se fit plus proche et je vis le visage, penché sur moi.

Baptiste, 4B, Nouvelle à lire (2014)

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 19:19

Par cette belle journée d’été, avec mon amie Juliette, nous allâmes au parc pour nous promener.

J’étais alors une fille calme, jolie et pleine d’énergie. Juliette, elle, était plutôt secrète. La nuit tombait quand je dis à Juliette : « Regarde, il y a un cimetière ! Viens on va y aller ». Juliette n’était pas de cet avis, elle préférait rentrer chez elle. J’insistais, elle suivit et nous nous dirigeâmes vers le cimetière. Après avoir poussé la vieille porte rouillée, nous entrâmes. Nous avancions tout doucement, regardant une à une les tombes. Juliette me suppliait de temps à autre : « Manon, j’ai envie de rentrer chez moi, je commence à avoir peur ».

Nous poursuivîmes cependant notre exploration et soudain un fantôme sortit d’une tombe. Nous étions sans voix, paralysées par la peur. Soudain, je pris la main de Juliette, nous nous mîmes à courir de toutes nos forces jusqu’à ce que, épuisées, nous fûmes obligées de nous arrêter. Juliette se retourna la première, une foule de fantômes sortaient des tombes, je laissai échapper un cri d’effroi puis je dis à Juliette :

« Il faut qu’on sorte de ce cimetière ! Il doit être maudit ! »

Nous courûmes vers la vieille porte rouillée, la poussâmes et sortîmes puis nous rentrâmes chez moi. « Papa, maman, réveillez vous ! Il y a des fantômes qui nous poursuivent ! » lançai-je, angoissée par la peur.

Mes parents descendirent et demandèrent ce qu’il se passait. Juliette expliqua toute l’histoire, mais à ce moment-là, la porte s’ouvrit. C’étaient les fantômes du cimetière ! Ils sautèrent sur Juliette et sur mes parents. Et moi, qu’allai-je devenir ?

Adeline, 4B

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Les Romains utilisaient ce joli nom de  libellulus pour désigner les petits cahiers, les livrets, les  opuscules.

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