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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 17:09

Mme Lefèvre vivait dans un petit village nommé Rolleville. Elle était riche mais avare. Elle avait pour son ménage et sa cuisine une bonne. Cette bonne s’appelait Rose. Mme Lefèvre faisait beaucoup de jardinage avec Rose. Elles plantaient des salades, des oignons, des betteraves… Avec cela Rose pouvait faire d’excellentes soupes. Son jardin était merveilleux.

Un jour, en fin d’après midi, Mme Lefèvre et Rose étaient allées récolter les oignons. Elles les mettaient à sécher sur un petit mur en pierre. La récolte n’était pas bonne du tout. Mme Lefèvre et Rose n’en avaient qu’une douzaine, sur les cent de l’an passé. Alors Mme Lefèvre faisait attention. Quand elle travaillait au potager, elle ne les lâchait pas de vue, peur de se les faire voler. Elle en faisait presque des cauchemars. Le matin, Rose devait aller voir si les oignons étaient bien là. Mme Lefèvre pensait qu’un gros chien allait les lui manger.

De jours en jours pourtant, elle se méfiait moins. Quand elle allait au bourg acheter du pain, elle ne demandait plus à Rose de les surveiller. Le soir, Mme Lefèvre dormait de mieux en mieux.

Or, une nuit, …

Thibault, 4D

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 16:30

Madame Lefèvre était une paysanne comme les autres mais payer ses impôts, c'était très compliqué pour elle. Elle avait engagé une employée nommée Rose. Celle-ci avait besoin de gagner de l'argent pour ses parents et elle. Pourtant, Madame Lefèvre lui donnait souvent son salaire très en retard.

Or, cette dame avait eu l’idée de faire un petit jardin pour vendre ses légumes ensuite au marché. Elle fit pousser des oignons, des pommes de terre, des carottes, des salades et des choux. Le matin de la première plantation, elle courut au jardin pour voir si ses légumes avaient déjà poussé ! Madame Lefèvre ne savait pas faire pousser des légumes. Elle demanda conseil à Rose qui, elle, le savait et c'est ainsi que Rose prit l'habitude de jardiner avec Madame Lefèvre.

Rose lui avait expliqué que les oignons, les pommes de terre, les salades, les carottes et les choux, ça ne poussaient pas en un jour. C’est qu'il fallait de la chaleur, de l’eau, du temps et qu’il faudrait aussi passer des heures à enlever les mauvaises herbes sinon les légumes ne seraient jamais très jolis. Ainsi, un potager ne se faisait pas du jour au lendemain.

Au bout d'un mois enfin, des petites pousses sortaient de terre. Madame Lefèvre était très fière d’elle. Elle et Rose vantaient leur réussite avec fierté auprès de tous les voisins. Un mois plus tard, les oignons étaient presque mûrs pour la récolte. En prévision de ce travail, Madame Lefèvre et Rose se couchaient de bonne heure.

Or, une nuit

Léa LM, 4D

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 15:50

Mme Lefèvre était une riche femme. Elle habitait une jolie maison dans le bourg. Son défaut : elle était mesquine ! C’était le genre de femme qui avait toujours de l'argent dans ses poches soit pour la messe, soit pour le marché. Elle avait aussi une employée qui se nommait Rose. Rose admirait Mme Lefèvre au point de faire tout ce qu’elle voulait, tout ce qu’elle lui demandait de faire sans grogner. Mme Lefèvre passait presque tout son temps libre à compter parcimonieusement son argent tandis que Rose, elle, s’occupait des poussières, du ménage et aussi du jardin. Mme Lefèvre était non seulement connue pour sa richesse mais aussi pour son magnifique jardin que tout le monde admirait avec attention et jalousie.

 

En effet, Mme Lefèvre était fière de son jardin. Elle y plantait des choux, des carottes, des tomates, des radis et plein d’autres légumes. Il y avait également des fleurs dans ce beau jardin, beaucoup de fleurs : des jaunes, des rouges, des blanches, des violettes, etc. Rose aimait aussi aller dans le jardin. Elle trouvait ça magnifique, tant de belles fleurs et de petites tiges vertes qui sortaient du sol. Rose avait même son coin à elle où elle avait planté des roses, des tulipes et de magnifiques coquelicots bien rouges. Pendant un repas du soir, Rose proposa de planter des oignons pour faire de la soupe. Après mûre réflexion sur le coût et le bénéfice, Mme Lefèvre fut d’accord. Un mois plus tard, les oignons avaient poussé. Mme Lefèvre proposa alors de les récolter dans la semaine…

Or, une nuit...

TOM 4ème D

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 22:10

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 20:33

Trois noms seulement ont la particularité d'être de genre masculin et de passer au féminin à la forme plurielle : délice, orgue et amour.

La contrainte : créer un haIku à partir de ces trois, sachant qu'un haïku est en princioe construit en trois vers inégaux (5/7/5) et fait allusion à une saison.

 

Un amour troublant
Du délice musical
Cet orgue magique !

Loana

 

Sous une délice bruine
On entend un son d'orgue
Qui chante notre amour.

Pauline

 

Ce délice d'amour
Est une sublime musique d'orgue.
Les fleurs vont éclore.

Justine

 

Amours éphémères

Subtil délice d'été

Orgues triomphales

JB

 

 

 

 

 

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 20:30

Un poème fondu http://oulipo.net/fr/contraintes/poeme-fondu se compose par exemple d'un haïku dont tous les mots sont empruntés à un sonnet.

C'est ainsi qu' à partir de ce sonnet de Baudelaire, on peut créer de multiples haïkus

Bohémiens en Voyage

La tribu prophétique aux prunelles ardentes
Hier s'est mise en route, emportant ses petits
Sur son dos, ou livrant à leurs fiers appétits
Le trésor toujours prêt des mamelles pendantes.

Les hommes vont à pied sous leurs armes luisantes
Le long des chariots où les leurs sont blottis,
Promenant sur le ciel des yeux appesantis
Par le morne regret des chimères absentes.

Du fond de son réduit sablonneux, le grillon,
Les regardant passer, redouble sa chanson;
Cybèle, qui les aime, augmente ses verdures,

Fait couler le rocher et fleurir le désert
Devant ces voyageurs, pour lesquels est ouvert
L'empire familier des ténèbres futures.

Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal (1857)

 

Fleurir le rocher

Aux chimères prophétiques,

Les armes luisantes.

 

Prunelles luisantes

Regardant ces voyageurs

Fleurir le désert

....

5 syllabes/ 7 syllabes/ 5 syllabes et une allusion aux saisons, ce sont les règles du haïku.

À vous d'en proposer d'autres.

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 22:00

La contrainte : Avec au moins six de ces trois fois six mots, écrire un texte de soixante mots, en prose ou en vers, poétique, autant que faire se peut. Mais attention ! toute fantaisie orthographique est à proscrire !

colère, filigrane, ciste, Rubicon, funambule, lune,

azuré, camus, exsangue, secret, étrange, acidulé

effleurer, arracher, franchir, arroser, contempler, songer

 

Sous le ciel azuré, je contemple ce très joli bassin méditerranéen. Le parfum des cistes qui bordent le littoral nous enchante.
Au crépuscule, je franchis ce très beau port côtier le Rubicon. la lune dessine dans les eaux claires de la rivière son reflet.
Une étrange émotion m'envahit et je reste là, à songer à l'extraordinaire beauté de ce paysage.

Loana

En 2008, un funambule du nom de Stéphane longeait le Rubicon en contemplant les nombreux cistes azurés. Les marguerites blanches manquaient d’eau, alors Stéphane décida de les arroser. En les aspergeant de l’eau du fleuve, il se demanda pourquoi la lune était un satellite terrestre car elle aurait aussi bien pu être une étoile ou une planète du système solaire.

Justine

 

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 17:39

Contrainte : 200 mots, pas un de plus, en prose ou en vers, avec quatre mots imposés : glorifier, courtepointe, frénésie, cramoisi.

En ce temps-là, le roi Don Tacos vivait en Espagne, il était le plus connu de ce monde à cette époque, il avait trois filles. Agathe, l'ainée, était douée pour la musique, lorsqu'elle chantait des perles sortaient naturellement de sa bouche telle une diva d'opéra.
Victoria, la cadette, avait un don pour la danse, ses bras et ses jambes étaient en parfaite harmonie avec le reste de son corps. Des idées et des émotions faisaient vibrer les spectateurs qui étaient aussi ses admirateurs, ils l'admiraient.
Ces jeunes filles représentaient le peuple d'Espagne qui les glorifiait et les vénérait.
On leur offrait des objets de valeur, des couronnes de diamants, et bien d'autres présents encore.
Lise, la benjamine était la mal-aimée de la famille, c'était l'esclave de la maison. Elle créait des courtepointes doublées de coton ou de duvet, piquées ou brodées pour toute la Cour, elle était très malheureuse par cette injustice.
Pour le mariage d'Agathe, le roi invita tout le royaume, la fête battait son plein dans une frénésie incontrôlable. Les invités chantaient, dansaient, se goinfraient et consommaient énormément d'alcool, leur visage était cramoisi par la chaleur que dégageait leur corps.

Une festivité dont les invités se souviendront longtemps.

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 19:30

Monsieur Jourdain, dans son hall d’entrée

Tenait en sa main des piécettes.

Maître Tailleur par l’argent envoûté

Lui tint à peu près ce dialecte :

« Hé ! Bonjour, cher Monsieur Jourdain

Que vous êtes joli, que vous me semblez beau !

Sans mentir si votre richesse

Se rapporte à votre beauté

Vous êtes le mannequin de tous les bourgeois. »

À ces mots, Monsieur Jourdain ne se sent pas de joie.

Et pour montrer ses belles pièces

Il ouvre une large main, laisse tomber sa bourse.

Le Tailleur s’en saisit et dit : « Mon bon Monsieur,

Apprenez que tout flatteur

Vit aux dépens de celui qui l’écoute :

Cette leçon vaut bien un pourboire sans doute. »

Monsieur Jourdain, honteux et confus,

Jura, mais un  peu tard qu’on ne l’y prendrait plus. »

Ronan, 4B

Monsieur Jourdain, dans sa salle à manger,

Tenait en sa main quelques pièces.

Maître tailleur, entré dans la pièce,

Lui tint à peu près ce langage:

«Hé! Bonjour, cher Monsieur Jourdain.

Que vous êtes joli! Que vous me semblez riche !

Sans mentir, si votre richesse

Se rapporte à votre aise

Vous êtes le coffre des hôtes de cette salle».

À ces mots le bourgeois ne se sent pas de joie;

Et pour montrer sa belle coiffe,

Il ouvre sa grande main, laisse tomber son bien.

Le tailleur s'en saisit, et dit:

«Mon bon Monsieur, apprenez que tout flatteur

Vit aux dépens de celui qui l'écoute:

Cette leçon vaut bien un pourboire, sans doute.»

Le bourgeois, honteux et confus,

Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.»

,4B

 

«Monsieur Jourdain, dans sa salle à manger,

Tenait dans sa main de l'argent.

Maître Tailleur, par la brillance envoûté,

Lui tint à peu près ces paroles:

«Hé! Bonjour, Cher Monsieur Jourdain.

Que vous êtes joli!Que vous me semblez beau!

Sans mentir, si votre richesse

Se rapporte à votre caisse,

Vous êtes le Phénix des hôtes de cette salle».

À ces mots Monsieur Jourdain ne se sent pas de joie;

Et pour montrer sa richesse,

Il ouvre un large coffre, laisse tomber son or.

Maître Tailleur s'en saisit, et dit: "Mon bon Monsieur,

Apprenez que tout flatteur

Vit aux dépens de celui qui l'écoute:

Cette leçon vaut bien quelques pièces, sans doute".

Monsieur Jourdain, honteux et confus,

Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus».

Élodie

« Monsieur Jourdain dans sa salle à danser,

Tenait en main une belle bourse.

Maître Tailleur, à la vue de monnaie,

Lui tint à peu près ce langage

« Hé! Bonjour, Monsieur Jourdain

Que vous êtes jolis ! Que vous me semblez beau !

Sans mentir, si votre bonté

Se rapporte à votre beauté,

Vous êtes le Phénix des bourgeois français

À ces mots sa Grandeur ne se sent pas de joie ;

Et pour montrer tout ce qu’il a,

Il ouvre sa large paume, laisse tomber sa soie.

Le tailleur s’en saisit, et dit : « Mon bon Monsieur,

Apprenez que tout flatteur

Vit aux dépens de celui qui l’écoute :

Cette leçon vaut bien une bourse sans doute »

Le bourgeois, honteux et confus,

Jura mais un peu que l’on ne l’y prendrait plus.»

Justine, 4B

Monsieur Jourdain, dans sa salle à manger

Tenait en sa poche une belle bourse

Maître Tailleur, le regard attiré

Lui tint à peu près ce langage :

« Hé, bonjour cher Monsieur Jourdain

Que vous êtes joli ! Que vous me semblez beau!

Sans mentir, si votre beauté

Se rapporte à votre allure

Vous êtes le patron des hôtes de ce peuple

À ces mots le bourgeois ne se sent pas de joie ;

Et pour montrer sa belle tenue,

Il ouvre sa grande poche, laisse tomber sa bourse.

Le tailleur s'en saisit, et dit : « Mon bon monsieur,

Apprenez que tout flatteur

Vit aux dépens de celui qui l'écoute :

Cette leçon vaut bien une bourse, sans doute. »

Le Bourgeois, honteux et confus,

Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus »

        Mélanie, 4B     

   

« Monsieur  Jourdain, dans sa salle à manger,

Tenait dans sa main des billets.

Maître Tailleur par cette vue attiré,

Lui tint un peu près ce langage :

« Hé ! Bonjour cher monsieur Jourdain !

Que vous êtes joli ! Que vous me semblez beau !

Sans mentir, si votre richesse

Se rapporte à votre noblesse,

Vous êtes l’altesse des hôtes de ce royaume ».

À ces mots, Monsieur Jourdain ne se sent pas de joie ;

Et pour montrer sa fierté,

Il fait un bon, laisse tomber sa fortune.

Maitre Tailleur s’en saisit, et dit : « Mon bon Monsieur,

Apprenez que tout flatteur

Vit aux dépend de celui qui l’écoute :

Cette leçon vaut bien ces billets, sans doute ».

Monsieur Jourdain, honteux et confus,

Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus ».

 

                                                                                                                     Adeline 4B

 

D'après de Jean De la fontaine, Le Corbeau et le Renard.

et Molière, Le Bourgeois Gentilhomme, V, 2

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 16:32

Monsieur Jourdain, dans sa belle demeure,

Tenait dans sa main de l’argent.

Le tailleur, par l’envie attiré,

Lui tint à peu près ce langage :

« Hé ! Bonjour, Monsieur Jourdain.

Que vous êtes joli ! Que vous me semblez beau !

Sans mentir, si votre voix

Se rapporte à vos jolis habits

Vous êtes le Phénix des hôtes de ces gens

À ces mots, Monsieur Jourdain ne se sent pas de joie :

Et pour montrer son beau costume,

Il ouvre sa grande main, laisse tomber son argent.

Le tailleur s’en saisit et dit : Mon beau monsieur, apprenez à tout flatteur

Vit aux dépens de celui qui l’écoute :

Cette leçon vaut bien un billet, sans doute »

Jourdain, honteux et confus,

Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus ».

Lauriane, 4D

 

Monsieur Jourdain, dans sa demeure,

Tenait dans sa main de l’argent.

Maître Tailleur, par l’envie attiré,

Lui tint à peu près ce langage :

« Hé ! Bien Bonjour, Monsieur Jourdain.

Que vous êtes joli ! Que vous me semblez beau !

Sans mentir, si votre élocution

Se rapporte à votre prestance,

Vous êtes le Phénix de ces nobliaux plein d’ambitions ».

À ces mots le Bourgeois ne se sent pas de joie ;

Et pour montrer sa belle aisance,

Il ouvre un large bras, d’où tombe son argent.

Maître Tailleur s’en saisit, et dit : « Mon bon Monsieur,

Apprenez que tout flatteur

Vit aux dépends de celui qui l’écoute :

Cette leçon vaut bien une paie, sans doute :

« Monsieur Jourdain, honteux et confus

Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus. »

Othilie, 4D

 

 Maitre Jourdain, dans sa belle maison,

Tenait en sa main une bourse.

Maitre Tailleur, à ce scintillement familier,

Lui tint à peu près ce langage :

« Hé ! Bonjour, le Monsieur Jourdain.

Que vous êtes joli ! Que vous me semblez beau !

Sans mentir, si votre voix

Se rapporte à votre chanson,

Vous êtes le roi des interprètes  de ce monde ».

À ces mots le bourgeois ne se sent pas de joie ;

Et pour montrer sa grande richesse,

Il ouvre son porte-monnaie,  laisse  tomber ses billets.

Le tailleur s’en saisit, et dit : « Mon beau Monsieur,

Apprenez que tout flatteur

Vit aux dépens de celui qui l’écoute :

Cette leçon vaut bien de l’argent, sans doute ».

Le bourgeois, honteux et confus,

Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus. 

Cathy, 4D

Monsieur Jourdain dans sa riche demeure,

Tenait en ses mains une bourse.

Le tailleur, non désintéressé,

Lui tint à peu près ce langage :

“ Hé ! Bien le bonjour, monseigneur.

Que vous êtes joli! Que vous me semblez beau !

Sans mentir, si votre carrure

Se rapporte à votre beauté,

Vous êtes le roi de ce vaste monde. “

À ces mots le bourgeois ne se sent pas de joie ;

Et pour montrer sa belle prestance,

Ouvre en grand ses bras, laissant tomber ses sous.

Le tailleur s’en saisit, et dit : “ Mon bon monsieur,

Apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute :

Cette leçon vaut bien quelques pièces, sans doute. “

Monsieur Jourdain, honteux et confus ;

Jura mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus. “

Marianne, 4D

« Monsieur Jourdain, sur ses talons perché,

 Tenait en sa poche une bourse.

 Maître Tailleur, par l’argent attiré,

 Lui tint à peu près ce langage :

 « Hé ! Bonjour, mon cher gentilhomme.

 Que vous êtes joli ! Que vous me semblez beau !

 Sans mentir, si votre sagesse

 Se rapporte à votre richesse,

 Vous êtes le génie des hôtes du pays. » 

 À ces mots le bourgeois ne se sent pas de joie ;

 Et pour montrer sa fortune,

 Il ouvre sa main et laisse tomber son bien.

 Le tailleur s’en saisit, et dit : « Mon bon Monsieur,

 Apprenez que tout flatteur

 Vit aux dépens de celui qui l’écoute :

 Cette leçon vaut bien quelques pièces, sans doute. »

 Le bourgeois, honteux et confus,

 Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus. »

 

 

Lise ,4D

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